Le collectif SOS Périscolaire reçu à l'Élysée pour exiger une action nationale contre les violences
SOS Périscolaire à l'Élysée pour une action contre les violences

Le collectif SOS Périscolaire obtient une audience à l'Élysée pour exiger des mesures nationales

Le collectif SOS Périscolaire, qui recense des cas de violences dans les activités périscolaires à travers la France, sera reçu à l'Élysée le lundi 16 mars à 9 heures. Cette rencontre, confirmée par l'Élysée, fait suite à une lettre adressée au président Emmanuel Macron le 20 février par le regroupement de parents d'élèves. Les représentantes du collectif rencontreront Gilles Halbout, conseiller chargé de l'éducation, et William Elman, conseiller chargé du sport et de la vie associative.

Une demande pressante pour une action concrète

Elisabeth Guthmann, cofondatrice du collectif, exprime un mélange d'espoir et de scepticisme. « On a maintenant ce rendez-vous mais ça ne veut rien dire. Il faut absolument qu'il se passe des choses au niveau de l'État », déclare-t-elle. Créé en 2021 en réaction à des violences, parfois sexuelles, dans le périscolaire parisien, le collectif a rapidement étendu son action à l'échelle nationale après avoir reçu des témoignages de toute la France.

Les propositions du collectif pour un changement systémique

Le collectif SOS Périscolaire arrive à l'Élysée avec plusieurs demandes concrètes :

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  • La mise en place d'une commission indépendante pour réaliser un état des lieux complet du périscolaire en France.
  • L'établissement de statistiques nationales sur le secteur, car actuellement, « on ne sait pas combien de signalements sont réalisés en France, on ne sait même pas combien il y a de périscolaires ! ».
  • Une harmonisation des pratiques via un cahier des charges et un rattachement à un ministère, idéalement celui de l'Éducation nationale ou des Sports et de la Jeunesse, pour sortir de l'entre-deux actuel.

Un contexte politique et des obstacles législatifs

Le collectif est conscient des défis, notamment avec l'approche de l'élection présidentielle de 2027 et les difficultés parlementaires. Elisabeth Guthmann déplore que la proposition de loi sur les violences faites aux enfants, portée par Paul Vanier et Violette Spillebout, ait été écartée récemment. Malgré cela, le collectif reste déterminé : « S'il ne se passe rien, on continuera à faire du bruit », avertit-elle, soulignant que la récupération politique est acceptable si elle mène à des actions tangibles.

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