Rentrée scolaire : incertitudes sur le protocole sanitaire à trois jours de la reprise
À seulement trois jours de la rentrée scolaire prévue le lundi 3 janvier, le protocole sanitaire applicable dans les établissements scolaires reste en grande partie inchangé, mais un point crucial demeure en suspens : le nombre de tests négatifs que les enfants devront présenter pour retourner en classe lorsqu'un camarade est testé positif au Covid-19.
Un protocile largement maintenu
La réunion qui s'est tenue jeudi 30 décembre au ministère de l'Éducation nationale avec les syndicats d'enseignants n'a pas abouti à un nouveau protocole. La rentrée scolaire est bien maintenue pour le lundi 3 janvier comme prévu initialement.
Le protocole applicable à partir de cette rentrée devrait être identique à celui en vigueur avant les vacances scolaires, avec quelques ajustements possibles suivant l'avis de la Haute autorité de santé attendu dans les heures qui viennent.
Tous les cours se dérouleront en présentiel, avec le port du masque obligatoire pour les élèves de six ans et plus. Les brassages entre les classes et les niveaux resteront limités, tandis que les mesures d'aération et de lavage renforcé des mains sont maintenues.
Les différents niveaux d'application
Les écoles maternelles et élémentaires restent au niveau 3 (à l'exception de la Guyane, qui reste au niveau 4). Ce niveau implique :
- Après un cas confirmé dans une classe, celle-ci ne ferme pas. Les apprentissages sont poursuivis en présentiel pour les élèves testés négatifs.
- Les élèves testés positifs restent à l'isolement pendant 10 jours avec apprentissage à distance.
- Actuellement, les familles sont simplement invitées à réaliser un nouveau dépistage au bout de sept jours, sans obligation.
- En cas de trois cas positifs dans une classe, celle-ci ferme pour une durée de sept jours.
Les collèges et lycées restent au niveau 2 (à l'exception de la Guyane, au niveau 4). Ce niveau implique :
- Les élèves contacts à risque sans vaccination complète poursuivent pendant 7 jours les apprentissages à distance.
- Les élèves contacts à risque justifiant d'une vaccination complète poursuivent les cours en présentiel.
Le changement potentiel : plusieurs tests obligatoires
Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, a annoncé mardi 28 décembre qu'en cas d'un élève positif dans une classe de primaire, les autres élèves "pour revenir à l'école, il ne faudra pas seulement présenter un test, mais au moins deux à plusieurs jours d'intervalle".
Pour l'heure, le ministère est revenu sur ces propos en précisant qu'il s'agissait d'une piste envisagée et qu'il attendait l'avis de la Haute autorité de santé qui devrait se positionner d'ici dimanche.
Concrètement, si cette mesure était ajoutée au protocole, les parents ne seraient plus simplement invités à faire tester leur enfant au bout de 7 jours, mais seraient obligés de le faire à plusieurs reprises. La décision n'est donc pas encore tranchée et pourrait l'être seulement le jour même de la rentrée.
Cette incertitude crée une situation complexe pour les familles et les établissements scolaires à l'approche de la reprise des cours, alors que la circulation du virus reste active sur le territoire national.



