Remplacement des enseignants : 10% des heures de cours perdues au collège et au lycée
Remplacement des enseignants : 10% des heures perdues

Malgré les promesses du gouvernement, le taux de remplacement des enseignants absents reste insuffisant dans les collèges et les lycées. Selon une étude publiée ce mardi 12 mai 2026, les élèves perdent encore en moyenne 10 % de leurs heures de cours annuelles, un chiffre stable depuis plusieurs années.

Un constat alarmant

L'enquête, réalisée par la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), révèle que le taux de remplacement des enseignants absents de courte durée (moins de 15 jours) n'atteint que 60 % dans les collèges et 55 % dans les lycées. Les absences de longue durée sont mieux couvertes, avec un taux de remplacement de 85 %.

Les disciplines les plus touchées sont les mathématiques, les lettres et les langues vivantes. Les établissements situés en zone d'éducation prioritaire (REP et REP+) sont particulièrement affectés, avec un taux de perte d'heures pouvant atteindre 15 %.

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Les conséquences sur les élèves

Cette situation a des répercussions directes sur la scolarité des jeunes. Selon l'étude, les élèves qui subissent le plus d'heures non remplacées ont des résultats scolaires inférieurs de 5 % en moyenne aux autres. Les inégalités territoriales se creusent, les établissements les plus défavorisés étant les moins bien dotés en remplaçants.

Les syndicats enseignants dénoncent un manque de volonté politique et réclament la création d'un véritable service public de remplacement. De son côté, le ministère de l'Éducation nationale assure avoir mis en place des mesures pour améliorer la situation, notamment le recours à des contractuels et la création d'une plateforme numérique de gestion des absences.

Des solutions insuffisantes

Malgré ces annonces, les chiffres restent alarmants. Le nombre d'heures perdues par élève est estimé à 36 heures par an en moyenne, soit l'équivalent d'une semaine de cours. Les parents d'élèves s'inquiètent de cette situation qui pénalise particulièrement les enfants les plus vulnérables.

Pour lutter contre ce fléau, plusieurs pistes sont évoquées : le recrutement de davantage d'enseignants titulaires remplaçants, le développement du télétravail pour les enseignants absents ou encore la mutualisation des ressources entre établissements. Cependant, ces solutions nécessitent des moyens financiers importants que le gouvernement peine à dégager.

En attendant, ce sont les élèves qui paient le prix fort de cette carence. L'étude de la DEPP rappelle que le droit à l'éducation est pourtant un principe fondamental de la République.

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