Quatre jours avant la rentrée officielle du 1er septembre, 60 élèves de 4e et de 3e ont anticipé leur reprise à l'Institut d'Alzon de Nîmes. Ce jeudi 27 août, un préstage de deux jours, sur la base du volontariat, a été proposé pour la première fois afin de retrouver progressivement le rythme scolaire et réactiver les connaissances après deux mois de vacances.
Un préstage pour reprendre en douceur
Dans les couloirs extérieurs de l'établissement, des bribes de physique-chimie et des discussions en espagnol s'échappent des salles de classe. Dans la salle d'espagnol, neuf collégiens suivent leur deuxième cours de la matinée. Les mines sont encore fatiguées par le réveil matinal après des vacances jugées trop courtes.
« Qu'attendez-vous de ces deux jours de prérentrée ? » interroge Mme Pierre, enseignante de langue. La parole semble encore timide dans le groupe. Pour certains, le dispositif permet surtout de se repérer. « Ça nous permet de découvrir l'établissement quand on est nouveau, de prendre nos marques », réagit Nathan.
Des cours pour réactiver les automatismes
Pendant des cours d'1 h 30, les enseignants remettent progressivement les élèves au travail. Pour eux aussi, ces deux journées permettent une reprise en douceur. « Il ne faut pas perdre de temps. Il faut réussir à les solliciter après deux mois de pause, ajoute la professeur d'espagnol. Il faut les réhabituer à parler et à écouter une langue étrangère. »
De 8 h à 16 h, voire 17 h pour le lendemain, les élèves enchaînent les matières selon un emploi du temps bien défini. Physique-chimie, espagnol, mais aussi français, histoire-géographie : l'objectif est de passer en revue les huit matières enseignées afin de remettre en route les connaissances, mais également les habitudes de travail. « Après plusieurs semaines loin des salles de classe, il faut retrouver les automatismes », ajoute Marie Lachaud, directrice adjointe de la communication.
« C'est vrai que, au niveau de la concentration, c'est un peu compliqué », reconnaît Eryne, élève de 3e, à la sortie de son premier cours d'espagnol. « J'étais un peu à la ramasse mais ça va. Ça me rassure de reprendre les cours un peu avant. Au moins, j'arrive le jour J et je suis déjà prête avant tout le monde. »
Un dispositif pérenne pour une rentrée sereine
Les élèves se retrouvent dans des groupes d'étude de 8 à 15, des groupes qui n'ont rien à voir avec leur nouvelle classe. « Au-delà des révisions, l'objectif de ces stages est surtout de permettre aux élèves de retrouver un rythme en douceur », confirme Marie Lachaud. Le dispositif, amené à perdurer au sein de l'établissement scolaire, permet aux élèves d'aborder la rentrée avec davantage de sérénité.
Pour assurer ces deux jours, une quinzaine d'enseignants se sont rendus disponibles. Le service de restauration est lui aussi prêt à accueillir cette première petite vague d'élèves avant le jour J, le mardi 1er septembre.



