Le programme Evars à Bagnols-sur-Cèze : polémiques apaisées malgré les critiques conservatrices
Programme Evars à Bagnols : polémiques apaisées

Le programme Evars à Bagnols-sur-Cèze : une mise en œuvre sereine malgré les controverses

Le programme Evars, acronyme pour Éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité, a été instauré à la rentrée 2025 dans les établissements scolaires français. À Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard, cette initiative, bien que sujette à des polémiques de la part des milieux conservateurs et de certains collectifs de parents, ne semble pas générer d'inquiétudes majeures parmi les enseignants et directeurs locaux.

Des critiques conservatrices sur des thèmes sensibles

Dès son annonce, le programme Evars a été vivement critiqué par des groupes conservateurs, qui estiment que des sujets comme la théorie des genres et la sexualité n'ont pas leur place à l'école. Ces oppositions ont créé des vagues médiatiques, mais sur le terrain, à Bagnols-sur-Cèze, la mise en œuvre se déroule sans heurts significatifs. Les professionnels de l'éducation soulignent que ce programme reprend en grande partie des points déjà abordés depuis plusieurs années dans le cadre des enseignements existants.

Accueil positif dans les établissements privés et publics

Dans le secteur privé, Marie-Françoise Combin, nouvelle directrice de l'école Sainte-Marie, explique que les thématiques du programme Evars étaient déjà intégrées depuis longtemps. "J'ai été enseignante pendant 20 ans à Pont-Saint-Esprit dans le privé. On travaillait déjà sur l'éducation affective et relationnelle. Quand j'enseignais les sciences, on parlait de la reproduction et du changement de corps avec la puberté", témoigne-t-elle. Elle ajoute que ce programme peut libérer la parole des élèves et des parents, en brisant les tabous et en favorisant une communication ouverte, sans moquerie.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un autre aspect positif mis en avant est la prévention des risques liés au numérique et à internet, essentielle à une époque où les enfants sont exposés de plus en plus tôt aux réseaux sociaux. Cependant, dans le public, à l'école Jules-Ferry, l'enseignante Jessica Zeidour, déléguée syndicale du Snudi FO, exprime des réserves. Elle estime que le programme n'a "rien de novateur", car ces sujets étaient déjà traités en cours d'Éducation Morale et Civique ou en sciences. Elle déplore également le manque de moyens, suggérant que ces séances devraient être menées par des infirmières ou des psychologues, souvent absents dans les écoles.

Soutien et progressivité du programme

Au collège Le Bosquet de Bagnols, David Crunelle, professeur d'anglais et représentant du Syndicat national des enseignements de second degré, soutient fermement le programme Evars. Il affirme que cela a un effet bénéfique sur le harcèlement et le climat scolaire, en renforçant le respect entre élèves et professeurs. "L'année dernière, on avait déjà fait des séances sur ce sujet et cela s'était bien passé. On n'a jamais eu de retours négatifs et aucun parent n'est monté au créneau", assure-t-il. Pour rassurer les parents réticents, il précise que l'approche est progressive : la sexualité n'est pas abordée en primaire, et les programmes sont validés par des spécialistes nationaux.

Contenu adapté selon les niveaux scolaires

Le programme Evars est structuré de manière adaptée à l'âge des élèves :

  • En maternelle et école élémentaire : l'accent est mis sur la vie affective et relationnelle, avec des objectifs comme apprendre à se connaître, améliorer le bien-être, respecter les autres, et prévenir les violences sexistes et sexuelles.
  • Au collège et lycée : on aborde progressivement la sexualité, en transmettant des connaissances sur la santé sexuelle, favorisant des choix éclairés, luttant contre les discriminations, et prévenant les violences sexuelles et le harcèlement.

Globalement, à Bagnols-sur-Cèze, le programme Evars, malgré les polémiques initiales, est perçu comme une étape nécessaire dans l'éducation moderne, visant à créer un environnement scolaire plus sûr et respectueux pour tous les élèves.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale