Une journée "école morte" pour défendre l'enseignement rural
Les écoles du Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) des communes d'Allemans-du-Dropt, Roumagne et Puysserampion resteront vides ce vendredi 20 mars. À l'initiative des parents d'élèves, une journée de mobilisation baptisée "école morte" est organisée pour exprimer leurs inquiétudes face aux potentielles suppressions de postes d'enseignants prévues pour la rentrée de septembre 2026 en Lot-et-Garonne.
Un équilibre pédagogique menacé
Les parents soulignent que l'actuelle organisation scolaire fonctionne de manière optimale avec 78 élèves répartis sur cinq classes. "Cette configuration permet d'assurer un enseignement de qualité et une situation de confort, tant pour les écoliers que pour les professeures", expliquent-ils. Ils ajoutent que le faible niveau d'absentéisme et la qualité de l'enseignement constituent des facteurs d'attractivité importants pour ces villages ruraux, renforçant également le lien intergénérationnel local.
Une mobilisation soutenue par les élus locaux
Dès 7h30 ce vendredi, parents d'élèves, membres de leurs familles et amis se réuniront devant l'école d'Allemans-du-Dropt pour manifester leur soutien à cette action qui se prolongera jusqu'à 17 heures. Les élus des trois communes concernées affirment leur solidarité avec cette initiative citoyenne.
Éric Trellu, maire sortant de Roumagne, rappelle que "on a toujours voulu défendre l'école et agi dans ce sens". Son successeur, Jean-Marie Farbos, avait inclus la pérennisation du RPI dans son programme électoral. Cette volonté est partagée par Christian Penot, maire de Puysserampion, et Didier Carrègues, maire d'Allemans-du-Dropt, qui poursuit l'engagement de son prédécesseur Émilien Roso en faveur de l'école rurale.
Une pétition et des actions de protestation
En parallèle de cette journée de mobilisation, les parents d'élèves ont lancé une pétition pour affirmer leur "attachement à une école rurale de proximité". Cette action s'inscrit dans un mouvement plus large de défense de l'école publique dans le département.
Un collectif de défense de l'école publique dans le Lot-et-Garonne avait déjà appelé à une mobilisation devant la Direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN) à Agen le 12 mars dernier. Cette manifestation protestait contre la suppression de 11,5 postes sur les effectifs d'enseignants du premier degré annoncée par les autorités académiques.
L'inspection académique devrait rendre sa décision concernant ces suppressions de postes fin mars ou début avril, une échéance qui explique l'urgence de la mobilisation actuelle des parents d'élèves et des élus locaux.



