Une mobilisation citoyenne pour défendre l'avenir scolaire en Gironde
Ce mardi 31 mars, une trentaine de parents d'élèves, fermement soutenus par le maire Patrick Huchet, se sont rassemblés devant l'école La Ronde-des-Platanes aux Églisottes-et-Chalaures en Gironde. Cette mobilisation spontanée et déterminée vise à alerter les autorités académiques sur les besoins urgents de cet établissement qui scolarise 150 enfants.
Trois revendications principales pour une école inclusive
Les manifestants portent trois exigences précises et complémentaires :
- Éviter la fermeture imminente d'une classe qui menacerait directement l'équilibre pédagogique de l'établissement
- Préserver la décharge totale du directeur actuellement à 100%, essentielle pour gérer les spécificités administratiques complexes
- Obtenir le recrutement d'AESH manquants (accompagnants des élèves en situation de handicap) pour répondre aux besoins réels des élèves
Une école au public particulièrement spécifique
L'école La Ronde-des-Platanes présente une configuration unique avec ses 150 élèves répartis dans dix classes traditionnelles plus une classe spécialisée UPS-EFIV dédiée aux élèves issus de familles itinérantes et de voyageurs. L'établissement accueille une proportion significative d'enfants de familles du voyage ou placés en famille d'accueil, nécessitant un accompagnement administratif et éducatif renforcé.
« Notre école a besoin d'une direction pleinement disponible pour accompagner ces familles et gérer leurs spécificités administratives », explique avec conviction Laure Chalopin, représentante des parents d'élèves. « Des bonnes conditions à l'école, c'est un avenir assuré pour plus tard », insiste-t-elle, soulignant l'enjeu fondamental d'égalité des chances.
Des moyens insuffisants face à des besoins criants
La situation actuelle révèle des dysfonctionnements préoccupants. La fermeture d'une classe entraînerait automatiquement une réduction de la décharge du directeur, alors que ses missions administratives et d'accompagnement sont jugées essentielles pour cette école au public spécifique. Parallèlement, l'établissement ne dispose aujourd'hui que de quatre AESH alors que huit seraient nécessaires selon les professionnels sur place.
« Les besoins sont là, mais les recrutements ne suivent pas », déplore une AESH en poste, témoignant des difficultés quotidiennes rencontrées par les équipes éducatives.
Une mobilisation qui s'inscrit dans la durée
Cette action du 31 mars s'inscrit dans une séquence de mobilisation plus large. La semaine précédente, parents et enseignants s'étaient déjà rendus à Bordeaux devant le siège de la DSDEN (Direction des services départementaux de l'Éducation nationale) pour y remettre un dossier complet et manifester leur inquiétude. Pour l'ensemble des acteurs locaux - parents, enseignants et élus - cette lutte dépasse le cadre local pour devenir un combat symbolique pour l'égalité des chances et la reconnaissance des spécificités territoriales dans l'éducation nationale.
La détermination des manifestants et le soutien sans faille du maire Patrick Huchet illustrent l'importance cruciale de cette question pour l'avenir éducatif des enfants des Églisottes-et-Chalaures et plus largement pour la cohésion sociale du territoire.



