329 classes fermées à Montpellier : le nouveau protocole sanitaire détaillé
Nouveau protocole scolaire à Montpellier avec 329 classes fermées

329 classes fermées dans l'académie de Montpellier : mise en place d'un nouveau protocole sanitaire

Les chiffres sont éloquents : avec 329 classes fermées, 857 élèves et 99 personnels positifs au cours des sept derniers jours, la situation sanitaire s'est nettement tendue dans l'académie de Montpellier. Bien que cela ne concerne qu'environ 1,5 % des classes, cette hausse des fermetures a conduit à l'annonce d'un nouveau protocole sanitaire par le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, pour les écoles maternelles et primaires.

Un changement majeur dans la gestion des cas de Covid

Jusqu'à présent, une classe était systématiquement fermée pendant sept jours dès qu'un cas de Covid était détecté. Cette mesure, appliquée à l'échelle nationale avec 8 500 classes déjà fermées en France, posait des problèmes croissants pour la continuité pédagogique. À partir de lundi, un nouveau dispositif entre en vigueur : tous les élèves d'une classe où un cas de Covid est identifié seront invités à se faire tester. Seuls ceux dont le test s'avère positif, ou qui refusent de se faire tester, devront rester à la maison pendant sept jours.

Ce protocole s'aligne désormais sur celui appliqué dans les collèges et lycées pour les enfants de plus de 11 ans, éligibles à la vaccination. Dans ces établissements, un élève ayant un schéma vaccinal complet continue les cours en présentiel, tandis que les cas contacts à risque basculent vers l'enseignement à distance pour une durée de sept jours.

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Les modalités pratiques du nouveau protocole

La rectrice de l'académie de Montpellier, Sophie Béjean, a précisé les détails de cette mise en œuvre. "L'accès aux tests se fera gratuitement en pharmacie ou en laboratoire, qu'il s'agisse de tests antigéniques PCR ou salivaires PCR", a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que ce protocole avait été "testé avec succès dans dix départements, dont l'Aveyron".

Les campagnes de tests plus larges, réalisées par des laboratoires, continueront uniquement dans les établissements où une suspicion de cluster est identifiée. Dans la majorité des cas, ce seront donc aux parents de faire tester leur enfant, avec la garantie de la gratuité. "Les parents devront produire le résultat du test négatif pour que leur enfant reste en classe, mais je précise que le secret médical sera respecté. Aucune donnée ne sera conservée ni stockée", a souligné Sophie Béjean.

Par ailleurs, des boîtes d'autotests seront fournies aux élèves de 6e non éligibles à la vaccination. La rectrice a également rappelé que 85 % des plus de 12 ans en Occitanie avaient reçu une première dose de vaccin et que des campagnes d'incitation pour la troisième dose seraient mises en place dans les établissements en collaboration avec l'ARS.

Des réactions contrastées parmi les acteurs éducatifs

Les parents d'élèves accueillent généralement cette mesure avec un certain soulagement. Rémy Landri, président départemental de la FCPE, a expliqué : "Rien que dans les P.-O., nous en sommes à 58 classes fermées et près de 1500 élèves contraints de rester chez eux. Par rapport à ça, la mesure annoncée va plutôt dans le bon sens, d'autant qu'il est difficile de maintenir une continuité pédagogique à la maison avec les plus jeunes, cela nécessite l'utilisation d'un ordinateur et la présence des parents."

En revanche, les enseignants expriment une forte incompréhension. Le SNUipp-FSU du Gard a déclaré : "Il n'est pas logique de maintenir des classes ouvertes quand il y a des cas positifs alors qu'on nous dit que le taux d'incidence des 6-10 ans est très élevé." Pour ce syndicat d'enseignants du premier degré, "nous n'avons pas tous les moyens pour protéger efficacement nos populations, ce sont encore les directeurs et les enseignants qui vont devoir gérer ces nouveaux dispositifs, surveiller d'éventuels symptômes, alors qu'ils ne sont pas médecins".

Ce nouveau protocole, bien que visant à réduire les fermetures de classes et à assurer une meilleure continuité pédagogique, soulève donc des questions pratiques et des inquiétudes légitimes au sein de la communauté éducative de l'académie de Montpellier.

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