Nîmes célèbre les femmes scientifiques pour inspirer les futures générations
Nîmes met à l'honneur les femmes scientifiques

Nîmes met en lumière les femmes scientifiques pour briser les stéréotypes

À l'occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de sciences, l'université de Nîmes a organisé pour la deuxième année consécutive un événement majeur visant à promouvoir les domaines scientifiques auprès des femmes. Cette initiative, soutenue par l'Organisation des Nations Unies (ONU), s'est déroulée le vendredi 11 février avec un programme riche en témoignages et partages d'expériences.

Des parcours inspirants diffusés en direct

Cinq jeunes femmes scientifiques, étudiantes et doctorantes de l'université de Nîmes, ont été interviewées en direct sur les chaînes Twitch et Instagram d'Unîmes par Samantha Schnegg, directrice adjointe de la recherche. Ces échanges ont permis de présenter des parcours variés dans des disciplines traditionnellement sous-représentées par les femmes, notamment les sciences dures comme les mathématiques et la physique.

Yannick Martiquet, directeur de la recherche à Unîmes, souligne l'importance de cette action : "Cette journée a pour objectif de mettre en valeur des exemples de jeunes femmes qui réalisent des études ou des carrières dans des domaines scientifiques. L'objectif est de montrer que les femmes n'ont pas de raison de se censurer et qu'elles peuvent être de brillantes scientifiques au même titre qu'un homme, et faire changer les mentalités."

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Des statistiques qui interrogent

Samantha Schnegg rappelle qu'au niveau international, seulement 30 % des femmes choisissent les domaines scientifiques dans le cadre de leurs études. Cependant, l'université de Nîmes présente une situation plus favorable en termes de parité. "À Unîmes, en termes de parité, on sait qu'on est beaucoup mieux loti dans la quasi-totalité des disciplines que les moyennes nationale et internationale. Il reste les disciplines irréductibles : maths, physiques", précise Yannick Martiquet.

Parmi les intervenantes, Audrey Courtier, en troisième année de doctorat en sciences environnementales, partage son expérience : "Ce rendez-vous permet de montrer que les sciences sont ouvertes à tout le monde." Elle note cependant que le domaine de l'environnement et de la biologie est plus facilement accessible aux femmes que d'autres disciplines scientifiques.

Des défis persistants

Audrey Courtier, âgée de 30 ans, exprime ses préoccupations concernant l'insertion professionnelle après le doctorat : "Des statistiques relèvent qu'après le doctorat, les hommes trouvent plus rapidement un CDI que les femmes car elles ont l'âge de fonder une famille." Cette réalité met en lumière les obstacles supplémentaires auxquels les femmes scientifiques peuvent être confrontées.

Manal Ouboukha, 22 ans, étudiante en troisième année de licence maths-physique et stagiaire dans un laboratoire, présente un parcours exemplaire. Après avoir obtenu un Bac S en 2017, elle a initialement suivi une formation PASS pour devenir médecin avant de se réorienter vers les mathématiques et la physique. "J'ai effectué mon stage à l'hôpital dans une étude clinique et cela m'a permis de découvrir que ce n'est pas parce que je n'ai pas fait médecine. Avec mes connaissances en physique, je sais que je peux me diriger vers le domaine des neurosciences", explique-t-elle.

Sa licence compte une quarantaine d'élèves, dont seulement une douzaine de filles, et en maths-physiques, on ne dénombre que quatre étudiantes. Ces chiffres illustrent les disparités persistantes dans certaines filières scientifiques.

Un programme complet pour toucher un large public

L'événement s'est poursuivi avec plusieurs interventions :

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  • Interview de cinq jeunes femmes scientifiques, étudiantes et doctorantes de l'université de Nîmes
  • À 12 h 30, "Tout savoir sur...", une session sur la fermentation avec Axelle Cadière, maître de conférences HDR en biologie
  • À 15 h, rencontres avec des chercheuses Anne-Cécile Duc et Patrizia Giannoni, maîtres de conférences en biologie

Le samedi 12 février, une journée portes ouvertes était organisée pour les lycéens, étudiants et leurs parents sur les sites des Carmes (sciences) et Vauban (lettres, langues, histoires, art design, Staps, droit économie, gestion et psychologie). Cette initiative visait à présenter la diversité des formations offertes par l'université de Nîmes et à encourager les vocations scientifiques chez les jeunes femmes.

Cet événement annuel s'inscrit dans une démarche plus large de promotion de l'égalité des chances dans l'enseignement supérieur et la recherche. En mettant en lumière des modèles féminins dans les sciences, l'université de Nîmes contribue à déconstruire les stéréotypes de genre et à ouvrir de nouvelles perspectives aux futures générations de scientifiques.