Nîmes : une mobilisation enseignante pour défendre l'éducation prioritaire
Ce mercredi après-midi, une partie des enseignants du Gard s'est rassemblée devant la Direction départementale des services de l'Éducation nationale (DSDEN), située rue Rouget de l'Isle à Nîmes. Cette mobilisation, organisée par une coordination de syndicats, visait à rappeler que l'éducation prioritaire doit rester une priorité absolue.
Une perte de moyens dénoncée par les syndicats
Plusieurs dizaines d'enseignants issus de collèges classés en Réseau d'éducation prioritaire (REP) et REP+ ont exprimé leur inquiétude face à la réduction annoncée de la dotation globale horaire. Les syndicats, dont le SNES FSU, Sud éducation, FO, le SNEP, le SNUIPP et la FSU, estiment que cette coupe budgétaire se traduira par la perte de 126 heures d'enseignement dans les collèges gardois concernés.
Emmanuel Bois, représentant de la FSU, a alerté : "Cette diminution va impacter les douze collèges gardois classés en éducation prioritaire dès la rentrée de septembre 2022." Les enseignants déplorent particulièrement que les établissements perdront le volet d'heres dédié au renforcement des dispositifs spécifiques, essentiels pour accompagner les élèves en difficulté et approfondir leurs connaissances.
Des délégations reçues et des demandes concrètes
Des délégations des collèges Condorcet et Capouchiné ont été reçues par le Dasen du Gard pour discuter de cette situation préoccupante. Thomas Santucci, enseignant au collège Les Oliviers et membre du SNES FSU, a insisté : "Nous voulons que le Dasen mouille un peu plus le maillot pour obtenir des moyens supplémentaires pour les REP et REP+." Les établissements se sont organisés en coordination afin de peser davantage dans les négociations futures et garantir un avenir plus équitable pour l'éducation prioritaire.
La mobilisation a également vu la présence de Vincent Bouget, conseiller municipal communiste et chef de file de l'opposition de gauche au conseil municipal et communautaire, soulignant l'importance politique et sociale de cette cause. Les enseignants restent déterminés à faire entendre leur voix pour que les moyens nécessaires soient alloués, assurant ainsi un soutien adéquat aux élèves les plus vulnérables du département.



