La Rochelle : une mobilisation pour défendre les moyens d'un collège prioritaire
Un rassemblement s'est tenu ce mardi 24 mars devant le collège Pierre-Mendès-France, situé dans le quartier de Mireuil à La Rochelle. L'objectif était d'alerter sur une diminution significative des moyens accordés à l'établissement pour l'année scolaire prochaine. Ce collège est le seul de Charente-Maritime classé en REP+ (Réseau d'éducation prioritaire renforcé), un statut qui souligne son rôle crucial dans un quartier où l'éducation constitue, selon les manifestants, « un pilier » essentiel.
Une protestation contre une logique comptable jugée inadaptée
Parents d'élèves, enseignants et membres du personnel, dont plusieurs étaient en grève, ont exprimé leur inquiétude face à une dégradation annoncée des conditions de travail. Ils déplorent que le rectorat se base sur « des données statistiques » sans prendre en compte les spécificités locales. Pour eux, une perte de 4% des effectifs ne justifie pas une réduction de 20% des moyens pédagogiques, tels que la co-intervention, l'aide personnalisée et les demi-groupes.
Suppressions annoncées et impact sur les élèves
La suppression de deux classes et de deux options a été confirmée : le BIMer (brevet d'initiation à la mer) et la découverte des métiers professionnels. Deux pétitions, ayant recueilli 650 signatures, mettent en garde contre les conséquences. « Réduire le nombre de divisions aura nécessairement un impact sur les performances scolaires et le climat scolaire », indiquent-elles, risquant de compromettre l'égalité des chances pour les élèves issus de milieux défavorisés.
Chiffres et réponses institutionnelles
Actuellement, le collège compte 460 élèves, contre 493 en 2023, avec une baisse démographique attendue surtout en sixième et troisième. Le rectorat précise que le nombre moyen d'élèves par classe restera inférieur au seuil réglementaire de 25 en REP+, à 23,2, affirmant que « le collège Pierre-Mendès-France reste l'établissement le mieux doté du département ». Un point sur les effectifs est prévu en juin, laissant planer l'incertitude sur l'avenir des moyens alloués.



