Mobilisation en Haute-Marne après le malaise d'une directrice de collège
Mobilisation en Haute-Marne après malaise d'une directrice

Mobilisation pacifique en Haute-Marne après un incident grave

Lundi, une mobilisation significative a rassemblé près de 300 enseignants et parents d'élèves dans plusieurs établissements scolaires de la Haute-Marne. Selon le rectorat de l'académie de Reims, interrogé par l'AFP, ces rassemblements se sont déroulés sans perturber le déroulement normal des cours. Cette action collective fait directement suite à un événement dramatique survenu la semaine précédente.

L'hospitalisation de la directrice au cœur des préoccupations

Jeudi dernier, la directrice du collège Françoise-Dolto de Nogent a été victime d'un malaise sévère à l'issue d'une réunion particulièrement tendue avec des parents d'élèves. Transportée d'urgence à l'hôpital, elle en est sortie ce week-end mais demeure en arrêt-maladie, selon les informations officielles. Un principal par intérim a immédiatement pris ses fonctions lundi pour assurer la continuité administrative de l'établissement.

Le rectorat a tenu à réaffirmer son engagement total en déclarant que « les services du rectorat et de la Direction des services départementaux de l'Éducation nationale de la Haute-Marne sont pleinement mobilisés pour accompagner au mieux le collège de Nogent ». Cette annonce vise à rassurer la communauté éducative tout en soulignant l'attention portée à cette situation complexe.

Une accumulation de tensions dénoncée par le syndicat FSU

Pour la FSU de la Haute-Marne, le malaise de la directrice n'est pas un incident isolé. Le syndicat affirme qu'il s'agit de « la conséquence d'une accumulation de faits » visant à la fois la directrice et « de nombreux personnels de l'établissement » depuis « plusieurs semaines, voire plusieurs mois ». Dans un communiqué publié vendredi, l'organisation syndicale énumère une série de comportements problématiques.

Le texte détaille des menaces, insultes, ultimatums, pressions diverses, accusations mensongères, diffamations, plaintes et propos agressifs. Il souligne également une « dégradation des relations avec certains parents » depuis juin dernier. Cette période correspond à un drame particulièrement traumatisant pour l'établissement.

Le contexte troublé du collège Françoise-Dolto

En juin, une surveillante avait été poignardée à mort par un élève de 14 ans lors d'une fouille de sacs effectuée par des policiers aux abords du collège. Ce drame reste « dans tous les esprits », comme le confirme une source proche du dossier citée par l'AFP. L'agression récente d'une enseignante par un élève à Sanary-sur-Mer la semaine dernière a, selon cette même source, remis « les gens à cran » à Nogent, ravivant les inquiétudes et les tensions.

Des revendications précises pour améliorer la sécurité

Face à cette situation, les personnels de l'éducation réclament avec insistance les « moyens nécessaires » demandés depuis le mois de juin. La FSU énumère plusieurs mesures essentielles :

  • Sécurisation renforcée des abords de l'établissement et de la vie scolaire
  • Allègement des effectifs dans les classes pour un meilleur encadrement
  • Mise en place d'un suivi psychologique renforcé pour les élèves et le personnel
  • Rétablissement du poste d'adjoint au chef d'établissement

Ces demandes visent à créer un environnement scolaire plus serein et sécurisé, capable de prévenir de nouveaux incidents et d'apaiser les tensions persistantes au sein de la communauté éducative.