Une mobilisation citoyenne pour défendre l'école publique
Ce vendredi 3 avril, une manifestation d'ampleur s'est tenue devant l'école Jean-de-La-Fontaine à Saint-Sylvestre-sur-Lot. À l'initiative des parents d'élèves, ce rassemblement a réuni familles, enfants et représentants municipaux pour exprimer leur opposition ferme à la fermeture annoncée d'une classe élémentaire. Cette décision, qui doit être officialisée dans le cadre de l'établissement de la nouvelle carte scolaire du Lot-et-Garonne, suscite une vive inquiétude au sein de la communauté éducative.
Les craintes pour la qualité de l'enseignement
Actuellement, l'école Jean-de-La-Fontaine accueille 98 élèves en élémentaire, répartis sur cinq niveaux distincts, auxquels s'ajoutent 55 enfants en maternelle. La suppression d'une classe entraînerait nécessairement la création de doubles niveaux, une situation jugée problématique par les acteurs locaux. Sophie Pinsolles, maire de Saint-Sylvestre-sur-Lot, alerte sur les conséquences pédagogiques : "Cela rognerait inévitablement sur la qualité de l'enseignement, d'autant qu'il y a un certain nombre d'élèves à besoins particuliers dans notre établissement." La municipalité redoute un affaiblissement significatif d'une structure scolaire déjà considérée comme fragile.
Un contexte démographique dynamique ignoré
Les élus locaux soulignent avec force le paradoxe de cette décision administrative. Sophie Pinsolles rappelle que le village connaît un dynamisme démographique notable, avec une vingtaine de maisons en construction et un projet de lotissement prévoyant 11 nouvelles habitations. "De nouvelles familles vont s'installer, avec potentiellement des enfants à scolariser. On a vraiment l'impression de ne pas être entendus par l'Éducation nationale", déplore la maire, qui avait déjà contribué à éviter une fermeture similaire quelques années auparavant.
Un soutien municipal unanime
La mobilisation a bénéficié d'un large soutien institutionnel. Sophie Pinsolles était accompagnée de Stéphanie Dupertuys, adjointe au maire chargée de l'éducation, de l'enfance et de la jeunesse, ainsi que de nombreux élus communaux. Arnaud Devilliers, maire de Penne-d'Agenais, s'est également déplacé pour apporter son soutien à la mobilisation saint-sylvestroise, témoignant d'une préoccupation partagée au niveau intercommunal.
Dans un communiqué officiel, la municipalité a exprimé son "profond désaccord avec cette décision", estimant qu'elle compromet l'avenir éducatif des enfants et méconnaît les réalités territoriales. Les parents, quant à eux, restent déterminés à poursuivre leur combat pour préserver les conditions d'apprentissage optimales dans leur école de quartier.



