Une mobilisation citoyenne pour défendre l'école publique
Ce mardi 31 mars, dès 8 h 30, une manifestation significative a rassemblé les familles devant l'école Marcel-Pagnol de Léognan. Leur colère est dirigée contre la décision académique de supprimer un poste d'enseignant à la rentrée prochaine, entraînant la fermeture d'une classe. Il s'agit de la troisième mesure de ce type imposée à l'établissement en seulement trois ans, suscitant une inquiétude grandissante au sein de la communauté éducative.
Des conséquences concrètes sur la qualité de l'enseignement
Dans une pétition en ligne, les parents d'élèves détaillent les impacts redoutés de cette fermeture. L'augmentation du nombre d'élèves par classe est au cœur des préoccupations, avec des effectifs qui pourraient passer de 23-24 à 26-27 élèves par classe, hormis pour les CP et CE1 plafonnés à 24. Cette situation risque de dégrader les conditions de travail pour les enfants comme pour les enseignants, rendant le suivi individuel plus difficile et mettant en péril la qualité des apprentissages.
Le principe d'inclusion est particulièrement menacé, alors que l'école accueille des élèves en situation de handicap via une unité d'enseignement externalisée (UEE). Les difficultés pourraient s'accroître pour les élèves les plus fragiles, et l'équipe pédagogique subirait une pression supplémentaire. Les manifestants estiment que fermer une classe revient à ignorer ces contraintes essentielles pour le bien-être éducatif.
Un soutien politique local unanime
La mobilisation a reçu un appui politique notable. Le maire de Léognan, Stéphane Garcia, a exprimé sa « déception » et son « incompréhension » dans un courrier adressé au directeur académique, demandant une révision de la décision. Il souligne que les effectifs prévus pour la rentrée 2026 sont stables, avec environ 260 élèves dont 8 à 12 en UEE, contre 268 élèves l'année précédente, rendant la fermeture incohérente à ses yeux.
L'élu d'opposition Xavier Belliard a également soutenu la manifestation, tandis que les parents ont sollicité la députée Sophie Mette pour obtenir son soutien. Cette convergence d'acteurs locaux illustre l'importance accordée à la préservation des conditions d'apprentissage dans cette commune.
Une colère fondée sur des chiffres précis
Les arguments des manifestants s'appuient sur des données chiffrées qui renforcent leur position. Ils dénoncent une décision « incohérente, injuste et irresponsable », pointant du doigt l'écart entre les effectifs annoncés et la logique de fermeture. Avec cette suppression, les classes verraient leur taille augmenter, alors qu'un maintien du poste permettrait de conserver des effectifs raisonnables, essentiels pour un enseignement de qualité.
Cette mobilisation à Léognan reflète un enjeu plus large de défense de l'école publique, où chaque fermeture de classe est perçue comme une atteinte à l'égalité des chances et au cadre éducatif. Les familles et les élus restent déterminés à faire entendre leur voix pour préserver l'avenir des élèves léognanais.



