Une mobilisation croissante à La Brède
Jeudi 12 mars, l'Association des parents d'élèves de La Brède (APE) a organisé une réunion d'information pour protester contre la fermeture programmée d'une classe à l'école élémentaire Jean-Cazauvieilh. Cette action s'inscrit dans un mouvement de contestation qui prend de l'ampleur depuis plusieurs jours dans cette commune.
Un mouvement qui s'intensifie
Dès le 9 mars, une mobilisation massive avait eu lieu devant l'établissement scolaire, rassemblant parents et sympathisants. Le mouvement s'est poursuivi le mardi 10 mars par une grève totale des enseignants de l'école Jean-Cazauvieilh, solidement soutenus par leurs collègues de l'école maternelle Lou-Baradey qui ont également observé un arrêt de travail.
Le soutien des familles s'est manifesté de manière concrète avec 82 enfants absents à la maternelle et 174 absents à l'école élémentaire lors des journées de mobilisation. Les enseignants ont également manifesté devant le rectorat pour faire entendre leurs revendications.
Une pétition qui recueille un large soutien
Une pétition circulant dans la commune a déjà recueilli 553 signatures, démontrant l'inquiétude partagée par une large partie de la population face à cette décision administrative. Les signataires expriment leur opposition ferme à la suppression d'une classe dans cet établissement scolaire.
Les conséquences redoutées de la fermeture
L'école Jean-Cazauvieilh compte actuellement 206 élèves répartis dans des classes aux effectifs raisonnables, variant de 21 à 26 enfants. Cette configuration permet notamment le fonctionnement d'une classe ULIS (Unité locale d'inclusion scolaire) accueillant 14 élèves bénéficiant d'un enseignement adapté à leurs besoins spécifiques.
Une détérioration des conditions d'apprentissage
La suppression d'une classe à la rentrée prochaine entraînerait une augmentation significative du nombre d'élèves par classe, avec un minimum de 28 enfants dans chaque division. Cette situation compromettrait gravement la qualité de l'enseignement différencié, particulièrement crucial pour les élèves en difficulté.
Les slogans brandis lors des manifestations traduisent cette inquiétude : « Classe fermée, élèves sacrifiés » et « Nos élèves valent mieux que des calculs ». Les parents craignent que des considérations purement budgétaires ne prennent le pas sur l'intérêt pédagogique des enfants.
Une perspective démographique inquiétante
Les parents d'élèves projettent leurs inquiétudes plus loin en évoquant les projets d'urbanisation à venir. La construction de 30 maisons de ville dont la livraison est prévue pour septembre 2027, ainsi qu'un aménagement urbain dans le quartier du Souriguey, laissent présager une augmentation future de la population scolaire.
Cette perspective rend d'autant plus incompréhensible la décision de réduire les capacités d'accueil de l'école alors que les besoins devraient augmenter dans les années à venir.
Des actions concertées pour les semaines à venir
Jeudi soir, trois enseignants de l'école Jean-Cazauvieilh et trois membres du conseil municipal assistaient à la réunion de l'APE, suivant les échanges avec une attention particulière. Ils ont pris note des actions envisagées par l'association pour les prochaines semaines.
Un calendrier de mobilisation précis
L'APE a dévoilé son plan d'action pour la période précédant les décisions officielles. La Direction des Services Départementaux de l'Éducation nationale doit en effet faire connaître sa décision entre le 26 et le 31 mars prochain.
Parmi les actions prévues :
- Un post quotidien sur les réseaux sociaux pour maintenir la pression et informer la population
- Un blocage du portail d'entrée de l'école pendant vingt minutes chaque jour entre le 16 et le 20 mars
- Une demande d'interview du maire ou d'un de ses adjoints pour exposer publiquement les arguments des parents
Une détermination sans faille
Les parents d'élèves manifestent une détermination ferme à poursuivre leur mobilisation jusqu'à ce que leurs préoccupations soient entendues. Ils estiment que la qualité de l'enseignement public dans leur commune est en jeu et qu'il est de leur responsabilité de défendre les conditions d'apprentissage de leurs enfants.
La situation reste donc tendue à La Brède, avec une communauté éducative unie dans son opposition à la fermeture d'une classe. Les prochains jours seront déterminants pour l'issue de ce conflit qui dépasse le simple cadre scolaire pour toucher à l'aménagement du territoire et aux politiques éducatives locales.



