Château-l’Évêque mobilisé contre la suppression d'une classe à l'école primaire
Mobilisation à Château-l’Évêque contre la fermeture d'une classe

Château-l’Évêque se mobilise pour sauver une classe menacée de fermeture

Dans la commune de Château-l’Évêque, en Dordogne, une véritable mobilisation citoyenne s'organise pour contester la suppression d'une classe à l'école primaire, prévue pour la rentrée prochaine. Les banderoles « Sauvez notre classe », « Touche pas à mon école » et « Non à la fermeture » ont fleuri sur le rond-point de la D 939, à l'entrée du bourg, interpellant les nombreux automobilistes et routiers qui empruntent quotidiennement cet axe.

Une décision jugée incompréhensible par les familles

Cette petite commune de plus de 2 000 habitants pourrait ainsi perdre une classe, une perspective qui inquiète profondément les parents d'élèves. Elsa Dehont, mère d'un enfant en CE1 et membre de l'Association des parents d'élèves (APE), alerte sur les conséquences potentielles : « Cette décision, si elle venait à être confirmée, aurait des effets directs et préoccupants pour nos enfants : augmentation des effectifs par classe, dégradation des conditions d'apprentissage, réduction du suivi individualisé et mise en difficulté des enseignants comme des élèves. »

Les parents estiment ce projet « injustifié », d'autant que, comme le souligne Andréa Naud, représentante déléguée des parents d'élèves et mère d'une fille en moyenne section, « il y a des logements en construction dans la commune, des familles [avec enfants] qui s'installent régulièrement. » Cette dynamique démographique locale contraste avec les arguments avancés par les autorités académiques.

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Une mobilisation qui s'organise et s'amplifie

Résolus à lutter pour le maintien de cette classe, les parents organiseront un rassemblement ce dimanche 29 mars à 11 heures, à la halle du marché, espérant une forte participation. La mobilisation ne se limite pas à cette manifestation : une pétition lancée dimanche 22 mars a déjà recueilli plus de 600 signatures en seulement deux jours. « Et la mairie nous a assurés de son soutien », précise Elsa Dehont.

La crainte des familles va au-delà de la simple suppression d'une classe. « Perdre une classe, ce n'est pas perdre une école. Mais on a peur de l'engrenage », confient les deux mères de famille, rappelant que Château-l’Évêque a déjà perdu un poste d'enseignant il y a deux ans. Cette manifestation intervient à un moment crucial, la veille de la réunion qui doit aboutir à la validation de la carte scolaire 2026-2027 du premier degré.

Un contexte départemental tendu pour l'éducation

Selon le SNUipp-FSU, 11,5 postes d'enseignants seraient menacés dans les écoles du premier degré en Périgord à la rentrée de septembre. Cependant, les services de l'Éducation nationale tempèrent ces annonces : « Aucune décision n'a été prise car les instances ne se sont pas encore tenues », tient à souligner le cabinet de la directrice des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN).

Le même cabinet ajoute : « La Dordogne perdra 560 élèves à la rentrée 2026. La diminution de 11,5 postes est loin d'être proportionnelle à la chute démographique. Nous pourrons ouvrir des classes là où les effectuels augmentent ainsi que des dispositifs pour continuer d'accompagner l'inclusion des élèves à besoins éducatifs particuliers. »

Face à ces arguments, les parents de Château-l’Évêque maintiennent leur mobilisation, appelant les élus locaux et l'opinion publique à soutenir leur combat pour préserver la qualité de l'enseignement dans leur commune.

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