Un mois après les premiers résultats sur Parcoursup, les lycéens mentonnais ont majoritairement choisi de poursuivre leurs études à Nice, selon les témoignages recueillis ce mardi 7 juillet 2026 au lycée Pierre-et-Marie-Curie. Sur les 21 369 candidats au bac dans l'académie de Nice, 86,4 % ont obtenu le diplôme. Pour beaucoup, la question de l'orientation se double d'un choix géographique : rester dans la région ou partir.
Nice, destination privilégiée des bacheliers
Lola, qui a décroché une mention Bien, explique : « J'adore cette région, c'est la meilleure de France ! On a le soleil, la plage, les paysages. C'est trop beau ici ! » Kyllian, qui intégrera l'IUT de Nice en informatique, ajoute : « On aura le temps de partir plus tard si on veut quitter Menton. » Il restera vivre chez ses parents, soulignant que la proximité permet de répondre à la difficulté de logement.
Seule une poignée de lycéens s'aventure vers des destinations plus lointaines, notamment Paris. La majorité privilégie les formations niçoises, un phénomène que Corinne Amrouch, proviseure du lycée professionnel Paul-Valéry, observe : « On a du mal à faire partir les élèves de Menton. On leur dit que les études sont plus importantes que la localisation de la formation. Mais il y a des freins à la mobilité, et on en est conscient. Ça peut être dû à des difficultés de logement, ou l'accompagnement des familles. »
Monaco, un eldorado pour l'emploi post-bac
Pour ceux qui souhaitent entrer sur le marché du travail directement après le bac, Monaco attire particulièrement. Patrick Recoules, responsable du bureau des entreprises du lycée Paul-Valéry, déclare : « Tout le monde veut aller à Monaco. C'est un eldorado pour ceux qui souhaitent travailler juste après le bac. Monaco absorbe énormément de jeunes », en raison de rémunérations plus avantageuses. Il met toutefois en garde : « Il faut comprendre les conditions et les critères pour bosser à Monaco. Ce sont des contrats de 39 heures, et on peut être davantage sollicité, même pendant les jours de congé. » Il constate que certains reviennent travailler en France après un passage par la principauté.
Des départs vers d'autres métropoles
Pour ceux qui quittent la région, les destinations principales sont Bordeaux, Toulouse ou Lyon, attirés par des logements plus abordables et proches du centre-ville. « En raison des prix élevés sur la côte, certains choisissent de s'installer dans ces métropoles pour chercher des opportunités de travail ailleurs », précise Recoules.



