Bayonne : les parents mobilisés contre la menace de fermeture d'une classe à l'école Simone-Veil
Menace de fermeture d'une classe à l'école Simone-Veil à Bayonne

Bayonne : une école maternelle sous la menace d'une fermeture de classe

L'inquiétude grandit dans les écoles de Bayonne. Alors que le maire Jean-René Etchegaray entame son troisième mandat, les parents d'élèves de l'école maternelle Simone-Veil se sont mobilisés ce dimanche 22 mars, jour du second tour des élections. Cette date n'a pas été choisie au hasard : elle vise à interpeller élus et représentants de l'académie sur la menace persistante de suppression d'une des trois classes de l'établissement du Petit Bayonne.

Une situation précaire depuis plusieurs années

Les parents d'élèves expliquent que depuis 2021, les effectifs oscillent autour de 60 élèves pour trois classes, soit un niveau proche du seuil de fermeture fixé par l'académie. « À chaque rentrée scolaire, puis chaque période d'inscriptions au printemps, la même question revient : pourrons-nous maintenir ces trois classes ? » soulignent-ils. Seule la rentrée 2024-2025 s'est déroulée sans crainte de fermeture, avec 70 élèves à la rentrée et 66 en fin d'année scolaire, notamment grâce aux travaux de l'école du Prissé qui ont temporairement augmenté les effectifs.

La commission de la carte scolaire de l'Éducation nationale, prévue mardi 31 mars, approche, accentuant les craintes des familles. Cette réunion déterminera l'avenir de nombreuses classes dans la région, faisant planer une épée de Damoclès sur l'école Simone-Veil.

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La question cruciale de la sectorisation scolaire

Le premier regret exprimé par les parents concerne la réflexion autour de la sectorisation scolaire de la ville. « Élus et responsables du service scolaire ont toujours affirmé leur soutien à notre école, qui occupe une place importante dans la vie du quartier du Petit Bayonne », rappellent-ils. Cependant, malgré les demandes répétées des parents et de l'équipe enseignante, aucune évolution concrète de la sectorisation scolaire n'a été engagée.

Ce sujet est pourtant connu et documenté depuis plusieurs années. Les parents délégués comme les directrices successives ont demandé à de nombreuses reprises une révision, afin de mieux répartir les effectifs entre les écoles du secteur. Un exemple concret illustre ce déséquilibre : durant le chantier de l'école du Prissé, certains de ses élèves avaient été scolarisés au sein de l'école Simone-Veil, représentant environ 30% des effectifs de l'établissement. Cette situation a temporairement sauvé la classe menacée, mais a aussi révélé les failles de la répartition actuelle.

Une mobilisation qui s'inscrit dans un contexte plus large

La mobilisation des parents de l'école Simone-Veil n'est pas isolée. Elle fait suite à celle des parents d'élèves de l'école Aristide-Briand lors du premier tour des élections, montrant une inquiétude croissante dans les établissements scolaires de Bayonne. Les familles dénoncent une lassitude face aux menaces récurrentes de fermetures de classes, qui perturbent la stabilité pédagogique et la vie des quartiers.

Les enjeux sont multiples :

  • Maintenir la qualité de l'enseignement dans des classes à effectifs raisonnables
  • Préserver l'équilibre démographique et social du quartier du Petit Bayonne
  • Assurer une répartition équitable des élèves entre les différentes écoles de la ville
  • Éviter les fermetures qui fragilisent les communautés éducatives

Les parents espèrent que leur mobilisation du 22 mars portera ses fruits et que les décideurs prendront en compte leurs arguments avant la commission du 31 mars. L'avenir de l'école Simone-Veil, et plus largement de la politique scolaire bayonnaise, se joue dans ces prochaines semaines.

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