Le masque obligatoire revient dans les écoles primaires de nombreux départements
Le masque, abandonné en octobre dans les écoles primaires, fait son grand retour ce lundi 8 novembre dans près de 40 départements où le taux d'incidence du Covid-19 est reparti à la hausse. Les écoliers de primaire pensaient en avoir terminé avec cette contrainte, mais quelques semaines seulement après sa disparition de la plupart des salles de classe, le port du masque pour les enfants de plus de six ans redevient obligatoire dans tous les départements où les contaminations augmentent.
Un protocole sanitaire qui s'adapte localement
Cette mesure s'inscrit dans le niveau 2 du protocole sanitaire mis en place pour les établissements scolaires, qui comprend quatre niveaux d'alerte. Dès jeudi, le gouvernement a publié la liste des 39 départements où le port du masque redeviendra obligatoire. L'exécutif privilégie une politique de mesures locales plutôt que le rétablissement d'une obligation nationale.
Les départements concernés sont ceux où le taux d'incidence est resté pendant au moins cinq jours consécutifs au-dessus de 50 cas positifs pour 100 000 habitants. Avant les vacances, seuls 21 départements imposaient encore le masque en classe, dont la Lozère où le nombre de cas positifs avait bondi de 268% en une semaine.
La situation en Occitanie
De nombreux départements d'Occitanie apparaissent dans cette liste, notamment l'Aude, l'Aveyron et les Pyrénées-Orientales. Le Gard et l'Hérault, qui n'avaient pas encore franchi la barre des 50 cas pour 100 000 habitants, échappent pour le moment au retour du masque obligatoire. Mais cette situation pourrait évoluer rapidement selon l'évolution des indicateurs épidémiologiques.
Les mesures du niveau 2 du protocole
Outre le rétablissement du port du masque en intérieur pour les élèves des écoles élémentaires, le niveau 2 du protocole prévoit plusieurs mesures de protection renforcées :
- Limitation des brassages entre les différents niveaux scolaires
- Augmentation de la fréquence des désinfections des surfaces et locaux
- Respect d'une distanciation physique adaptée pour les activités physiques et sportives
- Mise en œuvre rapide de ces mesures dès leur annonce
Des interrogations chez les enseignants
Du côté des enseignants, ces revirements suscitent des interrogations. Guislaine David, secrétaire nationale du SNUIP-FSU, s'est exprimée sur France Info : "Il est imprudent de faire tomber le masque sur la seule population qu'on ne peut pas faire vacciner. On ne peut pas jouer avec ces allers-retours réguliers. Quand on fait tomber les gestes barrière, il est difficile de les remettre en place ensuite."
Contexte épidémiologique
Les derniers chiffres publiés par Santé Publique France montrent 8 547 nouveaux cas en 24 heures, soit une moyenne de 7 230 cas par jour sur les 7 derniers jours. Parallèlement, 1 101 personnes sont hospitalisées, avec 100 nouvelles hospitalisations en 24 heures.
Vaccination : records de rendez-vous
Concernant la vaccination, après le record de prises de rendez-vous pour la troisième dose enregistré vendredi sur Doctolib (plus de 65 000), la demande reste soutenue. Samedi, le nombre de demandes, habituellement plus faible le week-end, a également connu une forte augmentation. Cette mobilisation s'explique notamment par l'allocution télévisée du président de la République prévue mardi à 20 heures sur TF1, où pourrait être évoqué un conditionnement potentiel du pass sanitaire à cette troisième dose.
Vaccination dans les lycées : des résultats mitigés
Lancée à la rentrée, la campagne de vaccination dans les lycées n'a pas atteint l'ampleur escomptée. Il y a un mois, seuls 13% des 1 310 établissements du pays avaient proposé un parcours vaccinal à leurs élèves. Bruno Bobkiewicz, secrétaire du syndicat des chefs d'établissements (SNPDEN-UNSA), a reconnu sur France Info : "Les parents ne nous reconnaissent pas cette compétence sanitaire. Pour eux, cela relève de la sphère privée." Le taux de vaccination de cette tranche d'âge reste néanmoins assez élevé grâce aux rendez-vous pris hors du contexte scolaire.
Le président de la République devrait également évoquer lors de son allocution les plans de relance de l'économie, selon les informations de l'Élysée. La situation sanitaire continue donc d'évoluer rapidement, nécessitant des adaptations constantes des mesures de protection dans les établissements scolaires.



