Ma Thèse en 180 secondes : le défi scientifique des universités bordelaises
Jeudi 2 avril, les universités bordelaises ont vibré au rythme de la finale locale du célèbre concours Ma Thèse en 180 secondes. Cet événement unique met au défi les doctorants de résumer leurs travaux de recherche, souvent le fruit de quatre années d'investissement, en seulement trois minutes chrono. Un exercice de vulgarisation scientifique qui demande précision, clarté et une maîtrise parfaite du sujet.
Un concours qui valorise la recherche et la pédagogie
L'objectif de Ma Thèse en 180 secondes est double : permettre aux jeunes chercheurs de présenter leurs travaux devant un jury composé d'experts, mais aussi devant un public majoritairement lycéen. Cette dimension pédagogique est essentielle, car elle encourage la transmission des connaissances vers les nouvelles générations. L'Université de Bordeaux et l'Université Bordeaux Montaigne ont ainsi organisé leurs finales respectives, couronnant plusieurs lauréats qui représenteront leur établissement lors de la prochaine étape.
Les lauréats bordelais et leurs sujets de recherche
Parmi les participants, Liana Lebrault, thésarde en géographie, a particulièrement marqué les esprits en remportant à la fois le prix du public et le premier prix du jury. Son sujet d'étude, « Espace et réseaux de l'alimentation diasporique africaine à Bordeaux : fabrication d'une centralité commerciale intégrée à des circulations transnationales ? », explore comment les habitudes alimentaires des communautés africaines, estimées entre 20 000 et 30 000 personnes, façonnent l'identité et le paysage urbain bordelais.
Pour l'Université de Bordeaux, les lauréats sont :
- Youssef Sleiman (premier prix du jury) : « Optimisation de la formulation d'un béton géopolymère écologique à ultra haute performance à base de sous-produits industriels et de matériaux recyclés. »
- Laëtitia De Felix (deuxième prix du jury) : « Quel rôle joue le microclimat sur la sensibilité de la phénologie foliaire au réchauffement climatique et conséquences sur la résilience des forêts ? »
- Paul Galvez (prix du public) : « Stratégies d'optimisation de la membrane amniotique humaine pour la régénération osseuse. »
Du côté de l'Université Bordeaux Montaigne, Lucile Bordes a obtenu le deuxième prix avec son sujet sur « Guerre et paix : intermittence de la violence dans les récits féminins. Approche européenne (France, Espagne, Italie) de l'âge des extrêmes (XXe siècle). » tandis que Adèle Hollebecque a décroché le troisième prix pour ses recherches sur « les représentations médiatiques de l'autisme dans les médias pure players, un enjeu pour une société inclusive. »
Vers la finale régionale du 23 avril
Les six lauréats des deux universités bordelaises se qualifient désormais pour la finale régionale, qui regroupera les représentants des universités de Limoges, Pau, La Rochelle, Poitiers et Bordeaux. Cet événement se tiendra le 23 avril à l'Université de Limoges, offrant une nouvelle occasion aux doctorants de briller et de partager leurs découvertes avec un public encore plus large.
Au-delà de la compétition, Ma Thèse en 180 secondes souligne l'importance de la recherche universitaire et sa capacité à éclairer des enjeux contemporains, qu'ils soient sociaux, environnementaux ou technologiques. Un rendez-vous à suivre de près pour tous les passionnés de science et d'innovation.



