Béziers : le blob, organisme fascinant, étudié par des collégiens dans une expérience nationale
Le blob étudié par des collégiens béziérois dans un projet national

Le blob, star scientifique au collège Paul-Riquet de Béziers

La salle 118 du collège Paul-Riquet à Béziers s'est transformée en véritable laboratoire scientifique cette semaine. Au cœur de l'attention des élèves et enseignants : le blob, un organisme vivant fascinant qui n'est ni animal, ni végétal, ni champignon. Cette expérience s'inscrit dans le cadre d'un projet national impliquant pas moins de 4 500 établissements scolaires à travers toute la France, du CE2 à la terminale.

Une collaboration scientifique entre la Terre et l'espace

L'expérience, orchestrée par le Centre national d'études spatiales (CNES), vise à comparer le comportement du blob dans deux environnements radicalement différents : sur Terre et en apesanteur. C'est pourquoi le spationaute Thomas Pesquet mène simultanément les mêmes recherches à plus de 400 kilomètres d'altitude, à bord de la Station spatiale internationale.

Anne-Laure Fontanel, enseignante en sciences de la vie et de la Terre au collège Riquet, explique avec enthousiasme : "C'est un myxomycète, un organisme unicellulaire contenant de nombreux noyaux. Ce qui le rend particulièrement intéressant, c'est sa capacité à grandir d'un centimètre par heure et sa reproduction similaire à celle des champignons, avec environ 720 sexes différents !"

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Protocoles scientifiques rigoureux

Dix élèves de troisième, participant sur la base du volontariat, se sont pleinement investis dans ce projet. Il y a quelques semaines, les classes sélectionnées ont reçu des sclérotes - des blobs dans un état de dormance comparable à l'hibernation animale.

Lundi, les élèves ont procédé au réveil de ces organismes en versant précisément 0,5 millilitre d'eau sur chaque sclérote. Deux protocoles distincts ont ensuite été mis en place :

  • Premier protocole : Des blobs placés dans des boîtes hermétiques seront photographiés automatiquement toutes les dix minutes pendant cinq jours pour observer leur évolution en environnement clos.
  • Second protocole : Cette approche plus ouverte vise à déterminer si les blobs peuvent échanger des informations, interagir entre eux, fusionner, notamment à travers leur alimentation composée principalement de flocons d'avoine.

Une expérience aux multiples bénéfices éducatifs

Au-delà de l'aspect purement scientifique, cette étude du blob s'inscrit parfaitement dans le programme pédagogique des élèves. Pour les classes de sixième, l'organisme sert de fil conducteur au programme de sciences de la vie et de la Terre.

Pour les élèves de troisième, cette expérience revêt une importance particulière dans la perspective du brevet des collèges. Elle constituera en effet un excellent sujet pour l'épreuve orale qui requiert la présentation d'un projet pluridisciplinaire. Comme le souligne l'équipe enseignante, ce projet sera exploité dans plusieurs matières : français, mathématiques, langues vivantes, démontrant ainsi l'interdisciplinarité de la démarche scientifique.

Dominique Magnon, collègue d'Anne-Laure Fontanel et co-encadrant du projet, ajoute : "C'est un exercice à la fois intéressant, ludique et insolite pour ces jeunes qui découvrent une forme de vie particulièrement singulière. Leur enthousiasme est palpable et leur implication remarquable."

La question qui anime désormais élèves et enseignants : quelle proportion atteindra le blob dans son développement ? La réponse sera connue dans les prochains jours, au terme de cette semaine d'observation scientifique intensive.

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