Nîmes : des témoins de la guerre d'Algérie partagent leur histoire avec des collégiens
Guerre d'Algérie : des témoignages poignants au collège Feuchères de Nîmes

Nîmes : des témoins de la guerre d'Algérie partagent leur histoire avec des collégiens

Au collège Feuchères à Nîmes, les élèves de la classe de 3e Défense et Sécurité globale ont assisté à une rencontre émouvante ce jeudi 8 avril. Après un témoignage sur la Shoah, ils ont pu écouter pendant deux heures Salem Marchi et Pierre Chery, deux témoins directs de la guerre d'Algérie, dans le cadre d'un dispositif ministériel organisé par l'Office national des anciens combattants et des victimes de guerre (ONACVG).

Des parcours personnels au service de la mémoire

Salem Marchi, enseignant à la retraite et fils de harki, a partagé son expérience, répondant notamment aux questions des élèves sur la perception des harkis à leur arrivée en métropole. À ses côtés, Pierre Chery, pied-noir rapatrié en France en 1959, a raconté son vécu avant les exactions de l'OAS. Plus tard, Martine Quinot, professeure agrégée de lettres classiques, a rejoint la discussion, révélant comment son grand-père pied-noir, collectionneur d'objets de l'Algérie romaine, a influencé sa carrière.

Échanges profonds et réflexions sur la réconciliation

Les élèves ont écouté avec une attention et une déférence palpables, posant des questions pertinentes. Salem Marchi a souligné l'importance de ne pas associer l'amour de la France à la haine d'autres nations, en faisant un parallèle avec l'actualité. Cependant, des sentiments contrastés ont émergé : Yacine, dont l'arrière-grand-père aurait péri sous la torture de harkis, exprime de la rancœur, tandis que Malo, petit-fils de pied-noir, prône la réconciliation. En 1975, 8 Nîmois sur 100 étaient des rapatriés de l'Algérie française, rappelant l'impact local de ce conflit.

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Un cadre institutionnel pour le devoir de mémoire

Cette rencontre s'inscrit dans les missions de l'ONACVG, sous la tutelle du ministère de l'Intérieur, qui vise la reconnaissance, la réparation, la solidarité et la mémoire. Organisée avec le concours du professeur d'histoire-géographie Olivier Izquierdo de Paul, elle contribue à éduquer les jeunes générations sur les conflits passés, favorisant une compréhension nuancée et une paix durable.

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