Grève massive des enseignants ce 31 mars : colère contre les suppressions de postes et fermetures de classes
Grève enseignants 31 mars : colère contre suppressions postes

Grève nationale des enseignants ce mardi 31 mars : une mobilisation massive contre les coupes budgétaires

Les enseignants français se préparent à une nouvelle journée de mobilisation d'envergure ce mardi 31 mars 2026. Réunis en intersyndicale, les principaux syndicats de l'Éducation nationale (FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation, CGT Educ'Action) appellent à une semaine d'actions, avec en point d'orgue cette grève massive qui promet de perturber écoles, collèges et lycées sur l'ensemble du territoire.

Les raisons profondes de la colère enseignante

« Halte aux suppressions de postes, fermetures de classes, déclassement de l'école » : le mot d'ordre résume l'exaspération grandissante du monde éducatif. Les syndicats dénoncent avec virulence le budget 2026 qu'ils jugent destructeur pour le service public d'éducation.

Stéphane Audebeau, secrétaire départemental de la FSU 34 et cosecrétaire académique, explique : « Il s'agit de dénoncer les suppressions de postes dans les collèges et les lycées et les fermetures de classes dans le premier degré. Nous dénonçons ce budget 2026 synonyme de dégradation des conditions de travail, de poursuite du déclassement salarial de nos professions et de mise à mal des ambitions émancipatrices du service public d'Éducation. »

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Les organisations syndicales rejettent catégoriquement l'argument démographique utilisé pour justifier ces réductions de moyens : « La variable démographique ne peut être la boussole principale et à sens unique des choix en matière de moyens pour l'Éducation nationale. »

Un rassemblement symbolique à Montpellier

Un rassemblement significatif est prévu ce mardi 31 mars à 13h30 devant le rectorat de l'académie de Montpellier, dans l'Hérault. Cette manifestation régionale s'inscrit dans un mouvement national de protestation contre ce que les syndicats qualifient de « démantèlement programmé » de l'école publique.

Le Snalc, autre syndicat enseignant, appelle également à la grève et à la mobilisation, bien qu'il ne se joigne pas formellement à l'intersyndicale. L'organisation regrette en effet « une attitude à géométrie variable de l'un d'entre eux au moment de voter certaines mesures ».

Des conséquences concrètes sur le terrain éducatif

Dans un communiqué commun, l'intersyndicale dénonce avec force « le blocage de toute revalorisation salariale » et des choix budgétaires « qui ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d'éducation déjà exsangue ».

Les conséquences pratiques de ces restrictions sont multiples et préoccupantes :

  • Augmentation significative des effectifs dans les classes
  • Réduction drastique de l'offre de formation disponible
  • Compléments de service alourdis pour les enseignants
  • Vies scolaires « particulièrement asphyxiées par le manque de moyens »
  • Fragilisation accrue du climat scolaire dans les collèges et lycées

Le premier degré également touché

Si le second degré paie selon les syndicats « un lourd tribut aux choix budgétaires et politiques », le premier degré n'est pas épargné. Les organisations alertent sur l'annonce imminente « de milliers de fermetures de classes pour la rentrée prochaine » dans les écoles primaires.

La situation des élèves en situation de handicap préoccupe particulièrement les professionnels. Ils s'inquiètent du remplacement annoncé des Pôles inclusifs d'accompagnement localisés (PIAL) par des Pôles d'appui à la scolarité (PAS), sans garantie de moyens spécifiques supplémentaires.

« En l'absence de moyens spécifiques, nous refusons de nouvelles dégradations des conditions de travail et d'apprentissage dans le primaire… Les difficultés liées au remplacement ou à l'école inclusive vont s'amplifier avec de nouvelles coupes budgétaires », redoutent les syndicats dans leur appel à la mobilisation.

Des revendications claires pour l'avenir

Face à cette situation jugée critique, les organisations syndicales formulent des exigences précises :

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  1. Un budget 2027 incluant des mesures de création d'emplois pérennes dans l'Éducation nationale
  2. Une revalorisation salariale significative sans contreparties dégradantes
  3. L'arrêt immédiat des fermetures de classes programmées
  4. Le maintien des moyens pour l'accompagnement des élèves en situation de handicap

Au cours de cette semaine de mobilisation, les syndicats annoncent également des actions locales ciblées et des initiatives communes avec les associations de parents d'élèves, déterminés à faire entendre leur voix jusqu'à obtenir satisfaction sur ces questions fondamentales pour l'avenir de l'école républicaine.