Grève nationale dans l'éducation : les enseignants d'Occitanie en première ligne
Ce jeudi marque une journée de mobilisation massive dans l'éducation nationale à l'appel de l'intersyndicale. Les enseignants, conseillers principaux d'éducation, psychologues, surveillants et accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) se mettent en grève pour défendre l'emploi et réclamer une revalorisation salariale significative.
Une dégradation des conditions de travail dénoncée
Les syndicats unis dénoncent une dégradation alarmante des conditions de travail, particulièrement sensible dans les collèges et lycées de la région Occitanie. Stéphane Audebeau, cosecrétaire académique du SNES-FSU pour l'académie de Montpellier, constate : « Dans l'académie de Montpellier, on observe des suppressions de postes dans les collèges et une légère hausse dans les lycées qui ne compense pas l'augmentation du nombre d'élèves. On arrive à 31 élèves par classe au collège, 36 à 38 dans certains lycées, ça devient intenable. »
Les revendications principales des syndicats
Les organisations syndicales réclament avec insistance :
- Un plan d'urgence pour la création de postes dans tous les corps de métier de l'éducation nationale
- La fin du recours massif aux contractuels et l'absence de remplaçants dans le primaire
- Un dégel du point d'indice pour une revalorisation salariale de l'ensemble de la profession
- Un retour à un examen national pour le baccalauréat, remettant en cause le contrôle continu à 40%
Mobilisations prévues dans toute l'Occitanie
Les manifestations sont organisées dans les principales villes de la région :
- Montpellier à 14 heures
- Nîmes à 14 heures
- Alès à 10 heures
- Carcassonne à 10h30
- Mende à 11 heures
- Perpignan à 9h30
Une mobilisation qui s'inscrit dans la durée
Cette journée de grève s'inscrit dans un mouvement plus large de contestation. Les enseignants ont déjà annoncé qu'ils manifesteront à nouveau le 5 octobre prochain à l'occasion de la journée interprofessionnelle d'action pour l'emploi et les salaires. Nicolas Ribo de la CGT Educ'Action souligne : « Le bac à 40% de contrôle continu laissé à l'initiative des établissements crée des inégalités et une pression sur les établissements car l'avenir des élèves dépend de cette notation. Nous demandons un retour à un examen national. »
Les syndicats restent unis dans leur détermination à obtenir des avancées concrètes pour l'ensemble du personnel de l'éducation nationale, dénonçant ce qu'ils considèrent comme une politique gouvernementale insuffisante face aux défis actuels du système éducatif français.



