Gironde : un collège mobilisé contre les écrans avec une experte en neurosciences
Gironde : un collège lutte contre les écrans avec une neuroscientifique

Gironde : un collège mobilisé contre les écrans avec une experte en neurosciences

Dans le cadre du programme Icaps (Intervention auprès des collégiens centrée sur l’activité physique et la sédentarité), l’Agence régionale de santé a retenu trois établissements en Gironde. Parmi eux, le collège Henri-Dheurle de La Teste-de-Buch a déjà mis en place plusieurs initiatives, dont une conférence-débat organisée le lundi 30 mars sur les effets des écrans, du numérique et des réseaux sociaux sur l’apprentissage et le sommeil des enfants et des adolescents.

Une conférence animée par une spécialiste des neurosciences

La conférence était animée par Mélissa Bonnet, docteure en neurosciences, dont les travaux se concentrent sur la plasticité cérébrale et les apprentissages chez les jeunes. Forte de plus de dix ans d’expérience dans la formation des enseignants de l’Éducation nationale et de nombreuses conférences publiques, elle explique comment le cerveau apprend pour aider les professeurs à adapter leurs pratiques pédagogiques.

Elle participe également à des projets éducatifs innovants et collabore avec le rectorat sur les relations entre le cerveau et l’écran. Mélissa Bonnet a notamment souligné que, contrairement aux adultes qui bénéficient d’un droit à la déconnexion, les élèves n’en disposent pas avec des outils comme le logiciel Pronote, ce qu’elle qualifie de « très anxiogène ».

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Les recommandations de l’experte pour un usage raisonné du numérique

Selon la docteure, il est essentiel de s’interroger sur l’utilisation des outils numériques pour les enfants. Si les écrans individuels tels que les tablettes et smartphones peuvent être des outils, « les enfants n’ont pas les fonctions » nécessaires, notamment pour gérer les réseaux sociaux, car leur cerveau n’est pas au même stade de développement. Elle préconise donc que les enfants n’aient pas d’écran personnel avant l’âge de 10 ans.

Une mobilisation collective autour du programme Icaps

Le collège Henri-Dheurle a invité pour cette conférence les écoles de la ville, des acteurs du système éducatif et de nombreux partenaires, dont les clubs de handball et de judo. À travers le programme Icaps, l’établissement s’est engagé à promouvoir « moins d’écran et plus de sport », comme le souligne la principale Isabelle Séré. Les deux autres collèges retenus en Gironde sont situés à Libourne et Pessac, témoignant d’une mobilisation régionale contre la sédentarité et les effets néfastes du numérique.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large visant à sensibiliser les jeunes, les familles et les éducateurs aux enjeux de la santé et du bien-être dans un monde de plus en plus connecté, en s’appuyant sur des expertises scientifiques pour guider les pratiques éducatives.

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