Fin du port obligatoire du masque dans les écoles de l'Hérault
Depuis ce lundi 18 octobre 2021, une mesure importante a été mise en place dans le département de l'Hérault : le port du masque n'est plus obligatoire pour les élèves dans les établissements scolaires. Cette décision marque un tournant dans la gestion sanitaire en milieu éducatif, après de longs mois de restrictions.
Un soulagement palpable mais prudent
Nathalie Adrover, directrice de l'école la Salsepareille à Lézignan-la-Cèbe, témoigne de l'ambiance dans son établissement. "Depuis ce lundi matin, les élèves ne portent plus le masque en classe", confie-t-elle. "Ils sont soulagés et se sentent libérés. De notre côté, nous n'avons plus à leur rabâcher tout le temps de bien le mettre."
Cependant, la directrice tempère cet enthousiasme par une note de prudence. "Ne crions pas victoire car en Lozère le masque est de retour... donc nous verrons après les vacances si cela perdure", ajoute-t-elle, faisant référence à la situation variable selon les départements voisins.
Des défis pédagogiques persistants
Si les élèves bénéficient de cette nouvelle liberté, la situation reste complexe pour le personnel enseignant. Nathalie Adrover précise : "Concernant l'enseignement, les enfants n'ont plus le masque mais les adultes le gardent toujours. Donc, lorsqu'il s'agit de faire la classe, cela reste compliqué surtout en maternelle et en cycle 2."
Elle souligne particulièrement les difficultés pour les classes où la phonologie et l'apprentissage du langage sont prépondérants. La communication entre enseignants et jeunes élèves, déjà perturbée par les masques, continue d'être affectée par cette mesure asymétrique.
Vers un retour à la normale progressif
L'équipe pédagogique de l'école la Salsepareille nourrit l'espoir de pouvoir prochainement mélanger à nouveau les élèves pour reprendre les échanges de service et les décloisonnements. Ces pratiques éducatives, essentielles pour la socialisation et les apprentissages, avaient été largement suspendues pendant la crise sanitaire.
Mais là encore, la prudence reste de mise. "Nous ne précipitons rien", insiste la directrice. "L'arrivée des premiers froids sera un test et nous verrons alors si le nombre de malades continue de baisser. Nous sommes dans un entre-deux et nous ne voulons pas nous réjouir trop tôt."
Cette approche mesurée reflète l'attitude générale des acteurs éducatifs face à l'évolution de la situation sanitaire. Alors que l'Hérault prend cette mesure d'allègement, la vigilance reste de rigueur, particulièrement avec l'approche de l'hiver et des traditionnelles épidémies saisonnières.



