Devoir de mémoire : transmettre l'histoire aux jeunes générations
Devoir de mémoire : transmettre l'histoire aux jeunes

Les commémorations du 8 Mai rappellent l'importance de préserver la mémoire, surtout auprès des jeunes générations. Bérénice Longato, médiatrice du patrimoine, est membre du musée de la Résistance à Pau et vacataire aux Archives départementales. Elle anime notamment des ateliers sur l'histoire du camp de Gurs pour les scolaires.

Que signifie le devoir de mémoire ?

Bérénice Longato explique que le terme « devoir de mémoire » émerge dans les années 1980-1990, avec une dimension politique initiale, l'État prenant en charge ce sujet. Cependant, cette pratique existait déjà après la Première Guerre mondiale avec la construction de monuments aux morts. Pour elle, c'était une démarche naturelle et claire pour les Français.

Transmettre aux jeunes générations

Lors de ses ateliers, Longato observe que les jeunes font rapidement le lien avec l'actualité. « Notre rôle est de leur montrer que l'histoire n'est pas manichéenne, qu'il y a des nuances. Il faut les aider à comprendre le contexte de l'époque sans juger », précise-t-elle.

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Parallèles avec aujourd'hui

Les jeunes remarquent que les camps existent encore aujourd'hui. Longato souligne l'importance de leur donner des bases pour développer un esprit critique face aux discours extrémistes. « Le devoir de mémoire sert à éclairer le présent. Je leur dis souvent : l'histoire se répète, mais ne se ressemble jamais. »

L'avenir de la mémoire sans témoins

Avec la disparition des témoins de la Seconde Guerre mondiale, la transmission évolue. Longato note une transition de la mémoire directe vers une histoire incarnée par d'autres moyens. Les musées de la Résistance adaptent leur discours, passant d'une narration affective à une approche plus historique, incluant les minorités et les femmes. Les témoignages enregistrés restent précieux, mais permettent désormais un recul nécessaire.

L'Onac implique les jeunes

L'Office national des anciens combattants des Pyrénées-Atlantiques (Onac) mise sur la participation des jeunes aux cérémonies. Maxime Saint-Germes, directeur du service départemental, explique : « Le 8 Mai, comme le 11 Novembre, nous préparons les jeunes à participer activement. » Le 8 mai dernier, des élèves du lycée Saint-Cricq à Pau ont lu la biographie d'un résistant déporté, illustrant cette transmission mémorielle.

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