Un député tire la sonnette d'alarme sur la crise des remplacements à Bordeaux
Le député de Bordeaux-centre, Nicolas Thierry, a adressé une lettre urgente au ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, le 25 mars dernier. Dans ce courrier, il alerte sur la situation particulièrement préoccupante du collège Aliénor-d'Aquitaine situé à Bordeaux.
Des chiffres alarmants sur les absences non remplacées
Le parlementaire pointe du doigt les graves difficultés liées au non-remplacement des enseignants absents dans cet établissement scolaire. Depuis septembre 2025, le collège fait face à un taux d'absences non remplacées de 14%, un chiffre nettement supérieur à la moyenne nationale estimée à 8%.
Cette situation critique a conduit à un volume d'heures de cours non assurées inédit, atteignant près de 1 400 heures selon les estimations. Nicolas Thierry précise que ce décompte est pourtant sous-estimé, et que ces difficultés s'inscrivent dans la continuité de problèmes déjà signalés en 2024.
Des conséquences directes sur les élèves
Les répercussions sur la scolarité des élèves sont significatives :
- Plusieurs dizaines d'élèves ont passé près de 20% de leur temps scolaire en permanence
- Cela représente plus d'une centaine d'heures depuis la rentrée
- Toutes les classes de l'établissement sont concernées par ce phénomène
Des alertes répétées sans réponse concrète
Malgré les démarches répétées et la multiplication des alertes de l'équipe éducative et des parents d'élèves, aucune réponse ni garanties concrètes n'ont été reçues pour sécuriser l'année scolaire 2026-2027.
Dans ce contexte d'urgence, le député relaie les demandes des différents acteurs :
- Les parents d'élèves, les enseignants et la direction sollicitent des mesures claires et structurantes
- Il est nécessaire de garantir aux élèves les heures d'enseignement qui leur sont dues
- Des mesures doivent être prises pour remédier à cette situation dans les plus brefs délais
Nicolas Thierry insiste sur la nécessité de garantir des conditions d'enseignement conformes aux exigences du service public d'éducation. Sa lettre constitue une demande urgente de sécurisation des moyens pour l'établissement bordelais, mettant en lumière une problématique qui dépasse le cadre local pour interroger plus largement le fonctionnement du système éducatif français.



