Périgueux : cours suspendus au lycée Bertran-de-Born après la suspension d'un enseignant
Cours suspendus à Périgueux après suspension d'un enseignant

Interruption des cours à la cité scolaire Bertran-de-Born de Périgueux

Ce mardi 17 mars, entre 10 et 12 heures, aucun cours n'a été dispensé aux collégiens et lycéens de la cité scolaire Bertran-de-Born à Périgueux, en Dordogne. La direction de l'établissement public a informé les parents d'élèves via la messagerie Pronote de cette interruption inhabituelle.

Une mobilisation des enseignants en réaction à une suspension

Selon le rectorat de Bordeaux, une majorité d'enseignants aurait décidé de « débrayer » suite à l'annonce de la suspension par l'Éducation nationale d'un de leurs collègues. Cet enseignant est soupçonné de « manquements potentiels à ses obligations professionnelles ».

Le syndicat Snes-FSU de la Dordogne nuance cependant cette qualification : « Ce n'est pas un débrayage ni même un droit de retrait », explique le délégué syndical Jérémy Destenave. Le syndicat préfère employer le terme de « réaction » pour décrire la décision prise par les enseignants en solidarité avec leur collègue. « Dans tous les cas, nous apportons notre soutien à cette réaction », a-t-il ajouté.

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Une pression ressentie par le corps enseignant

Cette mobilisation soulève la question du sentiment des professeurs d'être collectivement mis en cause dans l'exercice de leur métier. Sous couvert d'anonymat, certains enseignants ont dénoncé la pression constante qu'ils subiraient de la part de parents d'élèves.

Face au refus des professeurs de faire cours, la direction de Bertran-de-Born a pris des mesures d'organisation exceptionnelles :

  • Les lycéens ont bénéficié d'un quartier libre
  • Les collégiens ont été regroupés dans la cour de la cité scolaire pendant près d'une heure et demie
  • Le service de restauration scolaire a ouvert avec une demi-heure d'avance sur l'horaire habituel

Un déficit d'information qui alimente les rumeurs

Si les cours ont pu reprendre normalement à 14 heures, les élèves n'ont pas été informés des raisons de la suspension des cours dans la matinée. Ce déficit d'information a alimenté les rumeurs pendant une bonne partie de la journée.

Coïncidence du calendrier, une deuxième enseignante de la même discipline a également appris sa suspension ce mardi 17 mars au matin. Selon les informations disponibles, cette mesure serait motivée par des raisons différentes de celles invoquées dans le cas du premier professeur dont la situation a déclenché la mobilisation.

Cet événement met en lumière les tensions qui peuvent exister au sein des établissements scolaires et la solidarité qui unit les enseignants face aux décisions administratives concernant leurs collègues.

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