Des ateliers scientifiques pour valoriser les femmes dans la recherche
Au collège Max-Linder de Saint-Loubès, une initiative pédagogique originale mobilise 11 élèves volontaires dans le cadre d'ateliers scientifiques expérimentaux. Ces séances, organisées tous les quinze jours après les cours, visent à faire découvrir les travaux de femmes scientifiques célèbres tout en stimulant l'intérêt des jeunes, et particulièrement des filles, pour les filières de la recherche.
Un engagement fort pour l'égalité filles-garçons
L'établissement scolaire, qui détient déjà le niveau 1 du label égalité filles-garçons, ambitionne désormais d'atteindre le niveau 2. La principale, Sylvie Caillot, souligne cette volonté institutionnelle de promouvoir la mixité et l'équité dans les orientations professionnelles. Depuis le début de l'année scolaire, trois professeurs de sciences de la vie et de la Terre (SVT) – Laëtitia Rezeau-Lebault, Mélanie Zalio et Louis Pecastaing – animent ces ateliers avec un objectif clair : donner une appétence pour les sciences, principalement aux filles.
Recréer les découvertes des pionnières
À chaque session, les élèves sont invités à recréer une expérience liée à une découverte majeure réalisée par une femme scientifique. Lors de la séance du jeudi 12 mars, l'attention s'est portée sur Jane Cooke Wright, également connue sous le nom de Jane Jones (1919-2013), une chirurgienne américaine pionnière dans la recherche sur le cancer. Ses contributions révolutionnaires dans le domaine de la chimiothérapie, notamment pour les traitements des cancers du sein et de la peau, ont servi de base aux travaux pratiques.
Les professeurs ont profité de cette occasion pour aborder les risques liés à l'exposition aux rayons ultraviolets artificiels des cabines UV. « La cancérisation des cellules est le résultat de modifications dans leur ADN. Une personne reçoit dans les cabines 16 fois plus de rayons UV que lorsqu'elle s'expose pendant la même durée au soleil », explique Laëtitia Rezeau-Lebault. Les élèves ont ainsi cherché à démontrer les effets mutagènes de ces rayonnements et ont mis en culture des levures mutantes, illustrant concrètement les mécanismes biologiques en jeu.
Des projets ambitieux pour l'avenir
Les ateliers ne se limitent pas aux expériences passées. Prochainement, les élèves participeront à l'expérience éducative ChlorISS, en collaboration avec l'astronaute Sophie Adenot. Cette initiative permettra d'étudier la croissance de graines d'arabette des dames et de mizuna dans la station spatiale internationale, tandis que les collégiens reproduiront le même protocole au sol. L'objectif est de comparer les effets de la gravité sur le développement végétal, offrant ainsi une perspective innovante et stimulante sur la recherche spatiale.
Cette approche pédagogique, combinant histoire des sciences, expérimentation pratique et projets collaboratifs, vise à inspirer la prochaine génération de chercheurs et chercheuses. En mettant en lumière le rôle des femmes dans les avancées scientifiques, le collège Max-Linder de Saint-Loubès contribue activement à briser les stéréotypes de genre et à ouvrir de nouvelles perspectives pour ses élèves.



