Collège de Saint-Geniès-de-Malgoirès : une serre vide et un poste d'horticulture non pourvu depuis la rentrée
Dans le collège Frédéric-Desmons, situé à Saint-Geniès-de-Malgoirès dans le Gard, une situation préoccupante perdure depuis la rentrée scolaire. Alors que le Conseil départemental a livré dans les délais les locaux des plateaux techniques de la section d'enseignement général professionnel et adapté (Segpa), l'Éducation nationale n'a toujours pas comblé le poste de professeur d'horticulture sur le plateau technique espaces ruraux et environnement (ERE). En revanche, le plateau vente distribution magasinage est occupé par un enseignant depuis le début de l'année. Ainsi, la serre et le plateau ERE demeurent inutilisés, créant un vide dans l'offre éducative.
Un impact direct sur les élèves de Segpa
Pour les familles, le personnel éducatif et surtout les élèves, cette absence est incompréhensible. Aucun cours n'a pu être assuré depuis la rentrée, ce qui se traduit par trois heures en moins dans l'emploi du temps des élèves, qui sont organisés en demi-groupes. Ce retard est particulièrement critique dans les apprentissages sur le plateau ERE, d'autant plus que les premières dates de stage en entreprise pour les élèves de 4e Segpa approchent rapidement. Les cours sur les plateaux techniques sont d'une importance majeure pour ces élèves, car ils leur permettent de découvrir le monde professionnel et de réinvestir de manière concrète les connaissances acquises dans les disciplines classiques comme le français, les mathématiques ou les sciences.
Mobilisation des parents, enseignants et élus
Face à cette situation, plusieurs parents d'élèves de 4e Segpa, très mécontents, ont déjà contacté les services de la Direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN). Parallèlement, la communauté éducative du collège a alerté sa hiérarchie académique pour tenter de résoudre ce problème. Le collectif "collège en colère", composé de familles, d'enseignants et d'élus, se réserve le droit de repartir au combat pour obtenir gain de cause, soulignant l'intérêt des élèves et leur droit fondamental à être instruits dans de bonnes conditions. Cette mobilisation vise à garantir une éducation de qualité et à éviter que les retards ne s'accumulent davantage.



