Double revirement sur les tests pour les cas contacts dans les écoles
Le ministère de l'Éducation nationale a opéré un spectaculaire rétropédalage ce mardi 28 décembre 2021, créant une véritable cacophonie autour des mesures sanitaires pour la rentrée scolaire du 3 janvier. Après avoir annoncé le matin même, par la voix du ministre Jean-Michel Blanquer, l'instauration prochaine de l'obligation de présenter plusieurs tests de dépistage pour le retour en classe des cas contacts, l'administration a totalement revu sa position dans l'après-midi.
Une annonce matinale qui fait polémique
Invé de la matinale de France Inter pour faire le point sur les nouvelles mesures gouvernementales destinées à freiner la cinquième vague épidémique, Jean-Michel Blanquer avait détaillé un changement important non mentionné par le chef du gouvernement la veille. Le ministre expliquait alors qu'un élève testé positif au Covid-19 entraînerait pour ses camarades considérés comme "cas contact" une obligation nouvelle : présenter non plus un seul test négatif, mais au moins deux ou trois tests réalisés à plusieurs jours d'intervalle pour pouvoir revenir en cours.
Cette annonce surprise concernant la rentrée scolaire de janvier représentait un durcissement significatif du protocole sanitaire dans les établissements scolaires, alors que le variant Omicron commençait à circuler activement sur le territoire français.
Le ministère tempère ses propos dans l'après-midi
Seulement quelques heures après cette déclaration médiatique, le ministère de l'Éducation nationale, contacté par les journalistes de La Dépêche, a totalement modifié son discours. Les services du ministre ont alors évoqué une mesure "au conditionnel", précisant que cette nouvelle disposition serait "examinée en lien avec le Conseil scientifique, dans les jours à venir, selon les connaissances qui sont en train de s'affiner sur le variant Omicron".
Le porte-parole du ministère a même parlé d'"un axe de travail qui est à l'étude", minimisant ainsi considérablement la portée des déclarations matinales du ministre. Pour l'heure, et jusqu'à nouvel ordre, les élèves cas contact ne sont donc pas tenus de présenter plusieurs tests négatifs pour réintégrer leur classe.
Une parole ministérielle fragilisée
Ce revirement en moins d'une journée fragilise considérablement la parole ministérielle et ajoute de la confusion dans l'annonce des nouvelles mesures de restriction sanitaires. Les parents d'élèves, les enseignants et les chefs d'établissement se retrouvent dans l'incertitude quant aux règles exactes qui s'appliqueront à la rentrée de janvier.
Plusieurs observateurs politiques ont pointé du doigt le manque de coordination entre les différentes instances gouvernementales, alors que le pays fait face à une recrudescence importante des cas de Covid-19. Cette séquence illustre les difficultés de communication et de prise de décision en période de crise sanitaire majeure.
Le ministère de l'Éducation nationale devra maintenant clarifier rapidement sa position pour éviter que cette confusion ne persiste jusqu'à la rentrée scolaire, créant des situations ingérables dans les établissements scolaires français.



