Carte scolaire en Lot-et-Garonne : mobilisation contre les fermetures de classes et la surcharge
Carte scolaire : mobilisation contre les fermetures de classes en Lot-et-Garonne

Carte scolaire en Lot-et-Garonne : une mobilisation croissante contre les suppressions de postes

La présentation officielle de la carte scolaire, prévue pour le lundi 30 mars, suscite déjà une forte mobilisation dans le département de Lot-et-Garonne. Selon les projections annoncées, ce territoire devra rendre plus de 11 postes dans le premier degré et 27 postes supplémentaires dans les collèges et lycées. Cette réorganisation drastique du système éducatif local provoque des inquiétudes profondes parmi les parents d'élèves, les enseignants et les syndicats.

Des écoles rurales en première ligne

Vendredi 20 mars, le Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) d'Allemans-du-Dropt, Roumagne et Puysserampion a observé une journée morte pour protester contre ces mesures. Une pétition a déjà recueilli 630 signatures, défendant la qualité actuelle de l'apprentissage et la répartition des élèves au sein de ce RPI. Les signataires craignent que les fermetures de classes ne dégradent significativement les conditions d'enseignement.

À Saint-Pardoux-Isaac, les parents d'élèves lancent également un cri d'alarme. Ils anticipent que, dès septembre prochain, les effectifs pourraient atteindre entre 24 et 28 élèves par classe, notamment dans le cycle 1 qui accueille les plus jeunes enfants. « Avec beaucoup d'élèves en inclusion », soulignent-ils, cette situation devient particulièrement préoccupante.

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Une surcharge accentuée par des fermetures d'écoles privées

Les parents de Saint-Pardoux-Isaac expliquent que la situation se dégrade depuis septembre dernier, suite à l'arrivée massive de nouveaux élèves. Cette augmentation soudaine est directement liée à la fermeture d'une école privée située à Eymet, dans le département voisin de la Dordogne. Ils s'interrogent avec amertume : « Alors que certaines classes dans les RPI voisins comptent moins de 15 élèves, pourquoi nos enfants devraient-ils étudier dans des classes surchargées et avec trois niveaux différents ? »

Appel à la grève et mobilisations syndicales

Ces interrogations rejoignent les mobilisations observées ces deux dernières semaines devant les grilles de la Direction départementale des services de l'Éducation nationale. Le 30 mars, les contours définitifs de la carte scolaire pour le premier degré devraient être précisés, mais l'incertitude demeure élevée.

L'intersyndicale a lancé un appel à la grève pour les 26, 30 et 31 mars, dénonçant « la casse de l'école publique ». Enseignants, parents et parfois même élèves se sont déjà rassemblés lors de manifestations, rassemblant plus d'une centaine de personnes pour la première action de l'année – un chiffre qualifié d'« inédit » par les syndicats.

En raison des élections municipales récentes, il était compliqué pour les syndicats et certains parents d'obtenir des informations claires sur les fermetures de classes potentielles. Cependant, le SNUipp 47 estime que « avec 11,5 postes à rendre, il y a fort à parier que plus d'une vingtaine d'écoles seront touchées en septembre ». Cette perspective renforce la détermination des acteurs locaux à maintenir la pression jusqu'à la finalisation de la carte scolaire.

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