Un nouveau CAP Pâtisserie voit le jour à l'institut Marie-Sagnier de Clermont-l'Hérault
Alors que les vacances d'été battent encore leur plein, l'institut Marie-Sagnier, situé à Clermont-l'Hérault, anticipe déjà la rentrée scolaire de septembre avec une annonce majeure. L'établissement va en effet proposer une nouvelle formation : le CAP Pâtisserie. Cette initiative est le fruit d'un travail préparatoire mené depuis un an par la direction, visant à enrichir l'offre éducative de l'institut.
Une unité de formation par apprentissage déjà bien rodée
L'institut Marie-Sagnier abrite une unité de formation par apprentissage (UFA), dotée d'une équipe pédagogique et d'outils adaptés aux formations dispensées. Le responsable de l'apprentissage a collaboré étroitement avec l'équipe de direction pour définir l'identité de cette unité, en s'appuyant sur une infrastructure existante de qualité.
L'établissement dispose déjà d'une cuisine professionnelle où le chef Dimitri Favier partage son expertise avec les élèves. D'autres formations, comme le CAP agent polyvalent de restauration collective ou le bac pro cuisine en apprentissage, sont déjà proposées, permettant aux apprenants de répondre aux besoins des entreprises du secteur de la restauration.
Une spécificité affirmée dans les métiers de bouche
Christophe Lavit, directeur de l'institut, explique la démarche : "Il fallait trouver une spécificité. Dans l'idée que cela ne parte pas tous azimuts, et qu'il y ait une sorte de repérage, l'institut Marie-Sagnier est une unité de métier de bouche." Il souligne ainsi la volonté de se concentrer sur un domaine précis pour offrir une formation de qualité.
L'UFA de Marie-Sagnier est une structure à taille humaine, avec une croissance mesurée. En 2019, elle accueillait 6 apprentis, puis 12 en 2020, et prévoit d'en former 20 cette année. Cette échelle réduite permet un suivi personnalisé des élèves, mais aussi des maîtres d'apprentissage et des employeurs.
Christophe Lavit ajoute : "Certains ont l'habitude de l'apprentissage parce que cela fait des années qu'ils pratiquent, mais il y a aussi des nouveaux qui se lancent et ils ont besoin d'être aidés administrativement mais aussi pédagogiquement, parce qu'être maître d'apprentissage, c'est aussi transmettre un savoir-faire." Cette approche favorise une transmission efficace des compétences.
Des perspectives d'expansion pour l'avenir
À peine le CAP Pâtisserie mis en place, l'équipe de l'institut envisage déjà l'avenir. Elle planche sur une éventuelle possibilité de CAP Serveur pour la rentrée 2024, répondant ainsi aux demandes croissantes des restaurateurs locaux. Christophe Lavit précise : "Les restaurateurs sont déjà demandeurs car ils nous posent la question. Il faut voir ce que nous pouvons faire pour apporter notre contribution sur le territoire."
Cette initiative s'inscrit dans une dynamique de développement des formations professionnelles dans la région, visant à combler les besoins du marché de l'emploi tout en offrant aux jeunes des opportunités d'apprentissage concrètes et valorisantes.



