Canicule et bac de français : les lycéens de Montpellier affrontent une double épreuve
Canicule et bac de français : double épreuve à Montpellier

Canicule et bac de français : les lycéens de Montpellier affrontent une double épreuve

Jeudi 16 juin, les élèves de première des filières générales et technologiques du lycée Joffre à Montpellier ont dû composer avec une situation exceptionnelle. Alors qu'ils s'apprêtaient à passer l'épreuve anticipée écrite du baccalauréat de français, une vague de chaleur intense s'est abattue sur la ville, avec des températures atteignant 32°C. Cette double épreuve, à la fois académique et climatique, a mis les jeunes candidats à rude épreuve.

Un contexte météorologique difficile

Dès 13h20, devant le parvis du lycée Joffre, les visages juvéniles des élèves se sont amassés, trahissant un mélange de stress et d'appréhension. Paul Gaffard, élève de première âgé de 17 ans, a confié : "J'avoue que j'ai la boule au ventre qui commence à venir." L'épreuve, qui devait durer quatre heures de 14h à 18h, s'annonçait déjà comme un défi, mais la canicule en a considérablement accru la difficulté.

Pour s'adapter à ces conditions extrêmes, les lycéens ont dû faire preuve de stratégie. Paul Gaffard a ainsi expliqué : "C'est pour ça que je suis venu en débardeur." Il a également pris des précautions supplémentaires : "J'ai pris deux bouteilles d'eau et un brumisateur. Normalement ça devrait le faire." Ces adaptations étaient essentielles pour tenter de maintenir un minimum de confort pendant les longues heures d'examen.

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Impact sur le moral et la concentration

La chaleur n'a pas seulement affecté le physique des élèves, elle a aussi pesé sur leur moral. Oumeyma Benmaamar, 17 ans, qui rêve de devenir traductrice, a révélé : "Ça joue sur le moral et sur la santé physique. On passe l'épreuve alors qu'il fait chaud, on est fatigué." Elle a regretté l'absence de climatisation dans la salle d'examen, un facteur qui a ajouté à l'inconfort général.

Malgré tout, certains élèves ont tenté de relativiser la situation. Nicolas Karlier, élève en première, a tempéré : "En vrai là c'est la canicule mais ça reste encore vivable." Cependant, il a émis l'espoir que la vague de chaleur puisse inciter les examinateurs à faire preuve d'indulgence : "Franchement si le lycée arrange un peu les notes, je serais content."

Une épreuve académique sous tension

L'épreuve écrite du bac de français représente en elle-même un moment crucial pour les élèves de première. Ceux de la filière générale avaient le choix entre une dissertation et un commentaire de texte, tandis que les élèves technologiques devaient réaliser un commentaire guidé ou une contraction de texte suivie d'un essai sur la "Littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle".

Au fur et à mesure que l'heure de l'examen approchait, les préoccupations se sont intensifiées. Oumeyma Benmaamar a avoué : "Je suis stressée comme beaucoup de personnes ici." Cette anxiété était compréhensible, car à l'enjeu académique s'ajoutait désormais celui des conditions climatiques extrêmes.

Une journée historique dans l'Hérault

Cette canicule du 16 juin n'était pas anodine. Dans le département de l'Hérault, un record de chaleur a été battu avec des températures atteignant 40°C, rendant la situation encore plus critique pour les jours suivants. Cet épisode météorologique exceptionnel a donc transformé l'épreuve du bac de français en une véritable double épreuve pour les lycéens montpelliérains.

Malgré ces difficultés, les élèves ont tenté de garder espoir. Comme l'a exprimé une élève aux abords du lycée, tous souhaitaient "tomber sur le bon sujet". Cette journée restera sans doute dans les mémoires comme un exemple de résilience face à des circonstances imprévues et éprouvantes.

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