Biriatou : une mobilisation parentale pour défendre l'école bilingue
Ce vendredi 27 mars, l'école bilingue La petite école de Biriatou, habituellement paisible, a été le théâtre d'une manifestation à l'heure de la sortie des classes. Des familles unies se sont rassemblées devant l'établissement pour dénoncer la menace d'une suppression d'un poste d'enseignant prévue pour l'année scolaire 2026-2027. Cette mobilisation vise à alerter sur les risques de dégradation des conditions d'apprentissage pour les élèves.
Des banderoles éloquentes et une colère partagée
Devant le portail de l'école, des banderoles ont été déployées, exprimant l'inquiétude et la colère des parents en français et en euskara. Parmi les slogans, on pouvait lire : « Un poste supprimé, des élèves sacrifiés », « nos enfants ne sont pas des chiffres » ou encore « Gure Haurrak babestu-protégeons nos enfants ». Ces messages traduisent une profonde anxiété face à l'impact potentiel de cette décision sur la qualité de l'enseignement.
Une décision cruciale attendue le 31 mars
Selon les informations communiquées aux parents, la situation de l'école bilingue français-basque de Biriatou sera examinée lors de la commission de la carte scolaire prévue le 31 mars. L'Éducation nationale y étudiera et validera, ou non, toutes les décisions de fermetures et d'ouvertures de postes annoncées pour le département des Pyrénées-Atlantiques. Ce rendez-vous est déterminant pour l'avenir de l'établissement et l'éducation des enfants.
Les craintes des parents et de l'équipe pédagogique
La menace inquiète autant les parents que l'équipe pédagogique, pilotée par la nouvelle maire de la commune, Odile Susperregui-Cornu. « Nous dénonçons une décision qui, si elle était confirmée, dégraderait significativement les conditions d'apprentissage de nos enfants, avec des effectifs alourdis et un suivi pédagogique fragilisé », contestent les parents d'élèves. Ils soulignent que, dans un village comme Biriatou, l'école est un pilier essentiel de la vie locale.
Un appel au maintien des moyens actuels
Les familles insistent sur l'importance de préserver la qualité et les moyens de l'école. « À l'approche de la commission du 31 mars, nous, familles, appelons à un réexamen attentif de la situation afin de maintenir ce poste indispensable au bon fonctionnement de l'école », déclarent-ils. Actuellement, l'enseignement bilingue est dispensé par quatre enseignants à temps plein, renforcés par un demi-poste. L'école, créée en 1971, a été modernisée et agrandie au fil du temps, accueillant plus de 80 élèves cette année.
Cette mobilisation reflète un engagement collectif pour défendre un service public d'éducation de proximité, essentiel dans les zones rurales. Les parents espèrent que leur voix sera entendue avant la décision finale de la commission.



