Baccalauréat : un nouveau cadre pour le contrôle continu dès la rentrée 2025
À partir de la rentrée scolaire 2025-2026, le contrôle continu du baccalauréat sera soumis à un encadrement renforcé avec la mise en place d'un "projet d'évaluation" dans chaque lycée. Cette initiative, rapportée par Le Parisien et portée par la ministre de l'Éducation nationale Élisabeth Borne, vise à clarifier les modalités d'évaluation pour les lycéens de première et terminale.
Un projet d'évaluation pour distinguer devoirs certificatifs et entraînements
Le "projet d'évaluation" devra être élaboré par les enseignants avant les vacances de la Toussaint. Il précisera quels devoirs seront pris en compte dans la note finale du baccalauréat et lesquels serviront uniquement à l'entraînement. Cette distinction est cruciale, car seuls les devoirs certificatifs figureront dans le livret scolaire, visible sur la plateforme Parcoursup pour l'accès à l'enseignement supérieur.
Le contrôle continu représente déjà 40 % de la note finale du baccalauréat depuis 2021, une mesure destinée à valoriser le travail régulier des élèves. Cependant, la nouvelle réforme cherche à améliorer la transparence et l'équité du système. Selon le cabinet de la ministre, cette décision répond à un double défi : améliorer le niveau général des élèves et mieux les préparer à la réussite dans l'enseignement supérieur.
Impact sur Parcoursup et contexte politique incertain
Les devoirs non certificatifs seront affectés d'un coefficient zéro, servant ainsi d'outils d'apprentissage sans influencer directement la note du bac. Une collaboratrice de la ministre explique : "Ils serviront d'entraînement. Et le travail continu de l'élève sera nécessaire pour réussir ensuite les devoirs certificatifs." Cette approche vise à encourager une progression constante tout en réduisant la pression liée à chaque évaluation.
Néanmoins, la réforme intervient dans un contexte politique instable. Le 8 septembre, l'Assemblée nationale devra accorder sa confiance au Premier ministre François Bayrou, et Élisabeth Borne pourrait quitter son poste, ce qui pourrait affecter la mise en œuvre de cette mesure. Malgré cela, les établissements scolaires sont déjà invités à se préparer à cette évolution significative de l'évaluation du baccalauréat.



