Bac de philosophie 2025 : les lycéens d'Alès partagent leurs impressions mitigées
Bac de philo 2025 : impressions des lycéens d'Alès

Bac de philosophie 2025 : un ressenti contrasté chez les lycéens d'Alès

Ce lundi 16 juin 2025, l'épreuve de philosophie du baccalauréat a marqué le début des examens pour des milliers d'élèves en France. À Alès, dans le Gard, des étudiants du lycée Jean-Baptiste-Dumas, centre d'examen, ont partagé leurs impressions immédiates à la sortie de la salle. Les sujets proposés, tels que "Notre avenir dépend-il de la technique ?" ou "La vérité est-elle toujours convaincante ?", ont suscité des réactions variées, allant de l'enthousiasme à la franche critique.

Des critiques franches sur l'utilité de la matière

Pour certains lycéens, notamment ceux en bac technologique, la philosophie apparaît comme une discipline superflue. Chloé, Mickaël, Alexy et Maximilio, un groupe d'amis, expriment ouvertement leur scepticisme. "Je ne suis même pas restée deux heures", confie Chloé, soulignant un manque d'intérêt marqué. Alexy ajoute : "J'ai préféré prendre le commentaire de texte, j'ai du mal avec cette matière." Maximilio, quant à lui, est catégorique : "Ça ne sert à rien." Ces élèves envisagent des parcours professionnels en médecine, commerce ou art audiovisuel, et estiment que la philosophie n'apportera pas de compétences utiles à leur avenir.

Louisa, bien que reconnaissant avoir peu révisé, aborde l'épreuve avec une certaine sérénité. Elle a choisi le thème de la technologie, en y intégrant un préambule sur l'écologie, citant même une partie du discours de Greta Thunberg. "Utiliser des exemples modernes est approprié", explique-t-elle, bien que son amie lui suggère en riant d'avoir plutôt parlé de Marx.

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Des avis plus nuancés et des perspectives éducatives

À l'inverse, d'autres lycéens voient dans la philosophie une matière enrichissante. Mélissa, 17 ans, tempère : "Je ne pense pas que ça sert à rien, mais en un an, on ne peut pas vraiment prendre conscience de la matière." Elle évoque des enseignants aux méthodes différentes, source de confusion, et s'est donc appuyée sur la structure classique thèse-antithèse-synthèse. Optimiste, elle estime avoir produit "une bonne copie" sur le thème de la vérité, qu'elle juge crucial aujourd'hui. Aspirant à devenir enseignante en école primaire, Mélissa pense que la philosophie lui offrira des clés pour "comprendre le côté philosophique des enfants".

Louis, Malik et Yasmine partagent un avis positif. Louis souligne : "C'est une bonne matière, où on a besoin d'être présent pour réfléchir à un sujet qui peut devenir personnel." Malik ajoute que cela permet "de se poser, de prendre le temps de comprendre le sujet". Leur approche met en lumière la dimension introspective de l'épreuve.

Une matière incontournable malgré les difficultés

Anissa, Chania et Luna, sortant du lycée avec le sourire, ont opté pour la dissertation. Elles reconnaissent la complexité de l'exercice : "C'est compliqué de savoir si on a bon ou non. Mais en même temps, il n'y a pas de bonne réponse", confient-elles. Pour elles, la philosophie reste une matière incontournable, même si Anissa admet : "J'ai surtout utilisé des références de la vie quotidienne, mais c'est aussi parce que j'ai du mal à sortir mon cours." Cette remarque illustre le défi que représente l'application des connaissances théoriques dans un contexte pratique.

Globalement, les impressions recueillies à Alès reflètent une diversité de points de vue sur la philosophie au baccalauréat. Alors que certains la perçoivent comme inutile pour leur projet professionnel, d'autres y voient une opportunité de réflexion personnelle et une préparation à des carrières éducatives. Cette épreuve, souvent redoutée, continue de diviser les esprits, soulignant les enjeux pédagogiques et sociétaux de l'enseignement de la philosophie dans le secondaire.

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