Le baccalauréat 2025 débute avec l'épreuve de philosophie à Montpellier
Sous une chaleur estivale caractéristique du mois de juin, les épreuves finales du baccalauréat 2025 ont officiellement commencé ce lundi 16 juin avec la traditionnelle épreuve de philosophie. Dans l'académie de Montpellier, ce sont précisément 28 490 élèves de Terminale qui ont planché sur cette première évaluation écrite, marquant ainsi le lancement des examens décisifs pour l'obtention du précieux diplôme.
Concentration et sérénité au lycée Mermoz
Devant le lycée Mermoz de Montpellier, l'atmosphère était à la concentration quelques minutes avant le début de l'épreuve. Les candidats des filières générale et technologique se préparaient mentalement à ce premier test écrit qui ouvre traditionnellement le bal des épreuves finales. Mehdi, arrivé une demi-heure en avance avec ses écouteurs dans les oreilles, confiait : "Dans ces cas-là, on n'arrive pas trop à dormir, il fait chaud en ce moment. Je suis plutôt confiant au vu de mes notes de contrôle continu." Depuis la réforme de 2020, le contrôle continu représente effectivement 40% de la note finale du baccalauréat.
Clara, légèrement plus stressée, percevait quant à elle le bac comme un véritable rite de passage : "Tout le monde m'en parle depuis toujours et là, je suis dans ce moment tant attendu", racontait la lycéenne en filière générale, pour qui l'épreuve de philosophie a un coefficient de huit. Cette perception du baccalauréat comme étape charnière vers l'âge adulte était partagée par plusieurs candidats.
Les sujets proposés aux différentes filières
Les terminales avaient le choix entre deux types d'exercices : une dissertation ou une explication de texte. Pour les séries générales, les sujets de dissertation portaient sur les questions "Notre avenir dépend-il de la technique ?" ou "La vérité est-elle toujours convaincante ?", tandis que l'explication de texte concernait un extrait de "La théorie de la justice" de John Rawls.
Les élèves des filières technologiques devaient quant à eux traiter "Sommes-nous libres en toutes circonstances ?", "Avons-nous besoin d'art ?", ou expliquer un texte tiré de "La théorie des sentiments moraux" d'Adam Smith. Cette diversité de sujets permettait aux candidats de choisir la problématique correspondant le mieux à leurs révisions et à leurs centres d'intérêt.
Un soulagement palpable à la sortie de l'épreuve
À la fin des quatre heures d'examen, le soulagement était visible sur les visages des élèves. Gino, sourire aux lèvres, se déclarait satisfait de sa copie : "J'ai choisi le sujet sur la liberté, j'avais beaucoup de matière. On a pu faire pas mal de liens avec plusieurs chapitres. Mais on ne peut jamais vraiment savoir quelle note on aura surtout en philo", réagissait l'élève en sciences et technologies de l'industrie et du développement durable (STI2D).
Dans sa filière, le coefficient de quatre pour l'épreuve de philosophie limitait la pression, comme l'expliquait ce Montpelliérain de 18 ans : "C'était tranquille." Ses camarades partageaient cette légèreté après avoir rendu leur copie. Louis confiait : "Le sujet de la liberté m'a inspiré. Je me suis dit que j'allais beaucoup parler et que les trucs allaient venir."
Lisa, quant à elle, estimait que son épreuve s'était particulièrement bien déroulée : "J'ai révisé jusqu'à la dernière minute. J'ai improvisé sur le sujet sur l'art en citant plein de choses. J'espère avoir 14." Cette capacité à mobiliser ses connaissances de dernière minute témoigne de la préparation intensive qui précède traditionnellement les épreuves du baccalauréat.
Un contexte académique favorable
Avec 28 490 élèves de Terminale passant les épreuves finales dans l'académie de Montpellier cette année, l'enjeu est considérable. Les candidats peuvent cependant s'appuyer sur des statistiques encourageantes : en 2024, le taux de réussite au baccalauréat dans l'académie s'élevait à 93,4%, un chiffre qui dépasse la moyenne nationale et qui témoigne de la qualité de l'enseignement dans la région.
L'organisation de ces épreuves représente un défi logistique et financier majeur pour l'Éducation nationale, mais elle constitue surtout un moment crucial dans le parcours scolaire des jeunes Français. Après la philosophie, les élèves enchaîneront avec les autres épreuves finales, dont le grand oral qui représente une innovation importante de la réforme du baccalauréat.



