Manifestation massive à Agde contre la suppression d'une classe scolaire
Ce lundi 13 avril, l'école du Littoral à Agde a été le théâtre d'une mobilisation importante. Dès 8 heures, des dizaines de parents d'élèves ont manifesté leur colère en bloquant l'accès à l'établissement. Soutenus par le maire Aurélien Lopez-Liguori et plusieurs élus locaux, ils ont déployé des banderoles accrochées aux arbres pour exprimer leur opposition ferme à la fermeture annoncée d'une classe pour la rentrée prochaine.
Une journée "école morte" qui paralyse l'établissement
L'opération "école morte" a été particulièrement suivie, avec seulement 40 élèves accueillis entre la maternelle et le primaire sur l'ensemble de la journée. La mobilisation a été renforcée par la présence de deux équipages de police, témoignant de l'importance de ce mouvement de protestation. Les parents ont été reçus par Jean-Marc Lapègue, inspecteur de la circonscription de Pézenas, venu écouter leurs revendications.
La saisonnalité, argument central des parents
Les manifestants estiment que la décision de fermeture ne prend pas en compte "la réalité et les spécificités du groupe scolaire du Littoral". Ils soulignent qu'"un écart important existe chaque année entre les effectifs prévus en juin et ceux constatés en septembre, avec de nombreuses inscriptions durant l'été". Cet effet de saisonnalité propre au littoral se manifeste particulièrement depuis mars, où "une dizaine de nouveaux élèves ont rejoint ou vont rejoindre notre école".
Les enfants de travailleurs saisonniers qui s'inscrivent en cours d'année représentent un phénomène que l'inspecteur Jean-Marc Lapègue reconnaît : "Ce phénomène n'est pas nouveau, il est connu et pris en compte. Mais à un moment donné, il faut prendre des décisions." Malgré ses tentatives de rassurer les parents sur "le suivi de l'école du Littoral en termes de qualité d'enseignement", ses propos n'ont pas suffi à calmer la colère.
Le maire d'Agde déterminé à défendre l'école
Aurélien Lopez-Liguori, maire d'Agde, s'est montré particulièrement engagé dans cette bataille. S'il reconnaît que "ce sera compliqué pour Victor-Hugo et Marie-Curie" - deux autres écoles concernées par des fermetures de classes - il estime que la classe du Littoral est "la plus 'sauvable', dans un contexte très arithmétique".
Le maire avance plusieurs arguments en faveur du maintien de cette classe :
- Des inscriptions en cours d'année régulières
- La livraison prochaine à Batipaume de 36 lots qui pourraient amener de nouveaux élèves
- La possibilité d'évolution de la situation jusqu'en juin
Bien qu'il rappelle que "la mairie n'a aucun pouvoir de décision" en la matière, Aurélien Lopez-Liguori se montre déterminé à poursuivre le combat jusqu'à l'annonce définitive par le Conseil départemental de l'éducation nationale, prévue pour le jeudi 16 avril.
Un mouvement qui s'étend à d'autres établissements
La mobilisation ne se limite pas à l'école du Littoral. Des rassemblements sont également prévus ce mardi matin devant l'école Victor-Hugo au Grau d'Agde et à l'école Marie-Curie en cœur de ville. Cette coordination entre différents établissements témoigne de l'ampleur du mécontentement face aux fermetures de classes programmées dans la région.
Les parents d'élèves restent vigilants et déterminés à faire entendre leur voix jusqu'à la décision finale, espérant que les spécificités du littoral agathois seront enfin prises en compte dans les calculs d'effectifs scolaires.



