Fast-fashion : les secrets toxiques cachés dans les étiquettes SHEIN
Savez-vous réellement ce que contiennent les vêtements que vous portez au quotidien ? Une enquête menée au sein du magasin SHEIN du BHV a permis de scanner les étiquettes des vêtements exposés et d'analyser leur composition. Les résultats sont alarmants : derrière des appellations anodines se cachent des dérivés de produits chimiques hautement toxiques, avec des effets directs sur notre santé.
Des appellations trompeuses pour masquer la réalité
Laine, laine peignée, étoffe, flanelle... Le géant de l'ultra fast-fashion utilise ces noms sur les étiquettes de ses vêtements pour dissimuler leur véritable composition. En réalité, aucune trace de laine ou de coton n'a été détectée dans ces articles. Les matières sont principalement des assemblages de :
- Polyester
- Acrylique
- Polyamide
Ces matières artificielles synthétiques sont dérivées du pétrole et représentent la majorité des composants des vêtements analysés.
Des substances toxiques omniprésentes
La situation devient encore plus préoccupante lorsque l'on examine les substances chimiques utilisées dans les processus de production. De nombreux traitements appliqués aux vêtements contiennent des composés dangereux :
- Teintures et impressions de logos
- Traitements assouplissants et infroissables
- Revêtements anti-flammes et anti-humidité
- Protections anti-moisissures
Parmi les substances identifiées figurent le plomb, le formaldéhyde et l'éthoxylate de nonylphénol, toutes reconnues pour leur toxicité potentielle.
Un problème réglementaire majeur
Si l'Union européenne limite ou interdit de nombreuses substances chimiques dangereuses, le problème fondamental réside dans la localisation de la production. La grande majorité de nos vêtements, toutes marques confondues, sont fabriqués en Asie, où ces réglementations strictes... n'existent tout simplement pas.
Cette absence de cadre réglementaire dans les pays producteurs permet aux fabricants d'utiliser des composés chimiques qui seraient interdits en Europe, créant ainsi un risque sanitaire pour les consommateurs qui portent ces vêtements quotidiennement.
L'enquête souligne l'urgence d'une meilleure transparence dans l'industrie textile et d'une harmonisation des normes sanitaires à l'échelle internationale pour protéger la santé des consommateurs.