Montaury : le comité de quartier rappelle son apolitisme face aux élus en période électorale
Montaury : le comité de quartier défend son apolitisme face aux élus

Montaury : le comité de quartier réaffirme son indépendance politique

L'assemblée générale du comité de quartier de Montaury, qui s'est tenue samedi à la Maison de santé protestante de Nîmes, a rassemblé de nombreux habitants et élus locaux. Dans un contexte électoral tendu, le président Michel Aubert a immédiatement recadré les débats en rappelant fermement : "Le comité est apolitique, ce n'est pas ici une vitrine pour les élections." Cette déclaration a marqué le ton d'une réunion où la frontière entre réponse aux préoccupations des résidents et propos de campagne s'est avérée particulièrement ténue.

Les épiceries de nuit au cœur des préoccupations sécuritaires

La question de la sécurité, et particulièrement celle liée aux épiceries de nuit, a dominé les premiers échanges. Une habitante a exprimé son exaspération : "On a des problèmes jusqu'à 2 heures du matin", témoignant des nuisances occasionnées. Face à cette situation, les élus présents ont exposé leurs positions divergentes.

Valentine Wolber, adjointe déléguée aux commerces, a rappelé le principe de liberté du commerce tout en soulignant la nécessité d'une approche globale. Richard Schieven, adjoint délégué à la sécurité, a pour sa part évoqué les limites du pouvoir municipal, précisant qu'un arrêté fixait déjà la fermeture entre 22 heures et 6 heures dans un périmètre défini.

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Le député Yoann Gillet a proposé des solutions incluant la prise en main des locaux vacants par la municipalité et un contrôle sur le choix des futurs commerçants. Julien Sanchez, député européen, a insisté sur l'importance de la diversité commerciale, suscitant une réplique de Valentine Wolber sur la nécessité de projets structurés pour éviter le gaspillage des fonds publics.

Urbanisme et permis de construire : des débats animés

Les projets de construction et la révision du Plan Local d'Urbanisme (PLU) ont également alimenté les discussions. Michel Aubert s'est étonné de l'octroi d'un permis de construire au 1 rue de la République sans consultation apparente du Service Régional de l'Archéologie (SRA).

Dominique Lacambra, adjointe déléguée à l'urbanisme, a précisé qu'il s'agissait de travaux de rénovation intérieure ne nécessitant pas l'avis du SRA, une explication qui n'a pas convaincu tous les participants. Franck Proust, président de Nîmes Métropole, a quant à lui annoncé : "Avec la révision du PLU, on entre dans une nouvelle phase, on va ériger les règles de la ville de demain en concertation avec les habitants, promoteurs et autres acteurs concernés."

La préservation de l'enceinte romaine : un enjeu patrimonial

L'association des Trois Tours a présenté les réponses de quatre candidats aux élections municipales concernant la préservation, la sécurisation et la valorisation de l'enceinte romaine de Montaury. Julien Plantier a souligné la nécessité de lier ce site au musée de la romanité, tandis que Vincent Bouget a plaidé pour une approche collaborative : "On a un trésor qu'il convient de conserver, il faut travailler."

Julien Sanchez a affirmé son attachement à ce dossier, promettant un diagnostic financier. Franck Proust s'est engagé à fournir une réponse écrite concernant la mise en sécurité du rempart.

Incivilités et insécurité routière : des problèmes récurrents

Les participants ont également évoqué des sujets récurrents comme les dépôts sauvages, la mobilité urbaine et le vandalisme des armoires de connexion. Julien Plantier a insisté sur la responsabilité municipale : "On est sur la voie publique, il faut que la Ville soit en capacité de faire respecter la législation."

L'insécurité routière a particulièrement mobilisé une habitante excédée : "Cela fait 8 ans qu'on parle de la vitesse excessive dans le quartier après 21 heures et surtout de la dangerosité de la rue de Sauve." Elle a décrit des trottoirs étroits et dégradés où le passage des bus représente un danger.

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Franck Proust a rappelé que 25% du budget municipal est consacré à la voirie, tout en reconnaissant que les urgences et situations dangereuses sont prioritaires. Vincent Bouget a déploré l'absence de plan pluriannuel pour ces rénovations, ce que le président de Nîmes Métropole a contesté en affirmant l'existence d'une planification structurée.

Cette assemblée générale a ainsi mis en lumière les tensions entre volonté d'apolitisme et réalité électorale, tout en permettant aux habitants d'exprimer leurs préoccupations sur des sujets concrets affectant leur quotidien.