Lozère : un coût de 1,5 million d'euros pour réparer les routes départementales endommagées
Lors de la session du conseil départemental de la Lozère, tenue mercredi 25 février 2026 à Mende, l'état préoccupant des routes départementales a été au cœur des discussions. Les élus ont constaté des dégradations importantes, nécessitant des travaux de réparation estimés à 1,5 million d'euros au total.
Deux facteurs principaux de dégradation
Les dommages sont attribués à deux causes majeures. Dans l'ouest du département, la fermeture de l'autoroute A75, liée au mouvement de protestation des agriculteurs, a provoqué un report significatif de la circulation sur le réseau routier départemental. Ce trafic accru a fortement sollicité les infrastructures, entraînant des détériorations évaluées à 400 000 euros par le président du Département, Laurent Suau.
Les Cévennes particulièrement touchées par les intempéries
Dans le quart sud-est, notamment en région cévenole, ce sont des épisodes météorologiques violents successifs entre décembre et janvier qui ont causé des dégâts considérables. Michèle Manoa, conseillère départementale du canton du Collet-de-Dèze, a dressé une liste alarmante de « désordres importants » sur plusieurs axes.
Les routes concernées incluent :
- La RD40 entre Sainte-Croix et la corniche des Cévennes
- La RD62 à Cassagnas
- La RD13 à Saint-Germain-de-Calberte
- La RD984 à Saint-Étienne-Vallée-Française
- La RD996 à Fraissinet-de-Fourques
Ces voies présentent des situations critiques avec des routes toujours coupées à la circulation, des effondrements de chaussée et des glissements de terrain. Le président Suau a estimé le coût des travaux pour ce secteur à un million d'euros.
Une révision nécessaire du programme d'investissement
Face à cette situation imprévue, Laurent Suau a annoncé : « Nous allons devoir revoir notre programme d'investissement sur les réseaux routiers ». Cette révision impliquera une réévaluation des priorités afin d'intégrer ces travaux urgents qui n'étaient pas initialement prévus au budget.
Michèle Manoa a suggéré de déposer une demande d'aide exceptionnelle pour faire face à ces dépenses supplémentaires. Cette proposition vise à soulager financièrement le département tout en accélérant la remise en état des infrastructures vitales pour la mobilité des habitants et l'économie locale.
Les élus lozériens doivent maintenant trouver des solutions rapides et efficaces pour restaurer la sécurité et la praticabilité du réseau routier départemental, essentiel dans ce territoire rural aux reliefs accidentés.



