Jean-René Etchegaray entame un troisième mandat à Bayonne avec sérénité et proximité
Etchegaray : un troisième mandat à Bayonne axé sur la proximité

Un troisième mandat pour Jean-René Etchegaray à Bayonne

Au lendemain de sa réélection confortable, Jean-René Etchegaray, maire de Bayonne, refuse tout triomphalisme. Dans un contexte régional marqué par le renouvellement des édiles des villes moyennes, il apparaît comme une figure de stabilité. Samedi, il installera le Conseil municipal de son troisième mandat, fort d'un score dépassant 50% des voix lors d'une triangulaire potentiellement périlleuse.

Une victoire obtenue dans l'humilité et le doute

« J'étais seul contre tous, ce n'était pas fait », confie l'élu, détendu dans son bureau. Il avoue avoir été traversé par le doute entre les deux tours, soulignant que « notre sort est entre les mains des électeurs ». Face à un adversaire d'extrême droite et une fusion improbable de la gauche, une prise de conscience a émergé durant la campagne.

Le maire sortant a mené une campagne intensive : porte-à-porte, activation de ses réseaux, et quatorze réunions publiques pour expliquer sa démarche. « J'ai à mes côtés une équipe extraordinaire, représentant une multiplicité de courants de pensée, mais qui se sent bien ensemble », insiste-t-il.

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Analyse des résultats et évolution de l'électorat

Arrivé en tête au premier tour, Jean-René Etchegaray redoutait une forte abstention, qui a finalement dépassé 45%. Avec plus de 4 000 nouveaux électeurs depuis 2020, l'inconnue persistait. L'analyse des résultats par bureaux de vote révèle « un report de voix favorable » venant des abstentionnistes, d'une minorité de l'extrême droite et d'une partie de la gauche.

« Les enjeux ont été compris par la majorité des électeurs, la confiance est là face à toutes les autres représentations politiques », constate-t-il. Il y voit « un vote de sérénité et de raison » qui modifie la structuration de l'électorat, signant selon lui la fin du « régime des partis ».

Un mandat recentré sur la proximité et les défis sociaux

À 74 ans, Jean-René Etchegaray entame ce troisième mandat avec une orientation différente : « Un mandat de proximité, moins marqué par les investissements ». La crise des finances publiques conduit à une réduction des dépenses d'investissement, passant de 170 à 130 millions d'euros sur les six ou sept prochaines années.

Cependant, certains chantiers majeurs restent prioritaires : les écoles de la Citadelle et d'Arroussets, la rénovation de la tribune nord du stade Jean-Dauger, et la Plaine des sports de Sainte-Croix.

Le maire souligne l'importance de la sociologie bayonnaise : « La situation des familles monoparentales concerne 40% des habitants, d'où l'idée de créer une maison du répit ». Les questions de santé et de mobilité occuperont également les élus. Il rejette les accusations de gentrification : « C'est mal connaître cette ville ».

Regards sur l'avenir et la gouvernance territoriale

Évoquant les résultats électoraux ailleurs, Jean-René Etchegaray exprime « sa peine pour François Bayrou » à Pau, et pense à Pierre Hurmic à Bordeaux, ainsi qu'à sa voisine Maider Arosteguy. Pour Bayonne, il plaisante : « Il faut croire qu'on n'en avait pas marre de moi ».

La question de la présidence de la Communauté d'agglomération Pays basque, dont il est l'actuel président, se pose. « Je serai dans l'exécutif, mais pour la présidence, je n'ai pas encore pris la décision. C'est un mandat très lourd », explique-t-il. Le vote pour l'intercommunalité est prévu mi-avril.

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