Saint-André-de-Cubzac face au défi du développement économique et commercial
Alors que l'économie relève principalement de la compétence de la communauté de communes du Grand Cubzaguais, la Ville de Saint-André-de-Cubzac dispose d'atouts significatifs pour attirer des entreprises et des commerces, avec pour objectif de redynamiser son centre urbain. Michel Vilatte, tête de liste de la diversité gauche Bien vivre à Saint-André, souligne : « De par sa position à un carrefour d'axes routiers, Saint-André-de-Cubzac possède des atouts importants à faire valoir pour se développer économiquement. » Ces atouts sont illustrés par les activités de la zone de la Garosse et du parc d'Aquitaine, bien que la municipalité n'ait pas la main directe sur ces espaces.
Une collaboration nécessaire avec la communauté de communes
Mickaël Courseaux, de la liste Saint-André vous rassemble, confirme : « Sur cette question économique, nous travaillons avec la communauté de communes. L'idée est de trouver un juste équilibre entre le développement économique et une offre de services publics de qualité. Cela participe au fait que des entreprises veuillent s'installer et créer de l'emploi. Elles regardent aussi les liaisons entre la gare et la zone d'activité, l'offre de restauration. » L'attraction des entreprises est unanimement reconnue comme nécessaire, mais les approches diffèrent.
Michel Vilatte insiste sur la nécessité d'entreprises de taille moyenne avec un impact environnemental minimal : « Certes, c'est la CdC qui a la compétence, mais avec le nombre de délégués de Saint-André, on doit pouvoir peser dessus. » À droite, Vincent Charrier plaide pour une nouvelle zone économique en périphérie, tandis que Pierre Le Camus, candidat RN, propose de réduire la contribution fiscale des entreprises (CFE) pour stimuler l'installation.
La revitalisation du centre-ville au cœur des préoccupations
Le développement économique doit également bénéficier au centre-ville, notamment aux commerces. Éric Dumont, colistier de Thierry Lièvre-Cormier sur la liste La Voix des habitants, appelle à « un réinvestissement massif sur le centre-ville. Les commerces ont été beaucoup fragilisés par les travaux récents. » Favoriser le commerce de proximité est un thème récurrent parmi les candidats, avec Michel Vilatte notant : « On est déjà bien pourvu en grandes surfaces. » Il se réjouit que l'Intermarché soit resté dans le centre, un sentiment partagé par Mickaël Courseaux.
Pierre Le Camus et Vincent Charrier partagent cette préoccupation pour le commerce du centre-ville. Ce dernier propose d'examiner le foncier et d'utiliser des outils comme les zones d'acquisition concertée : « L'idée n'est pas d'en arriver là, mais on ne doit pas négliger cette possibilité. On peut aussi favoriser l'installation de commerces en augmentant la taxe foncière des locaux inoccupés. Il existe plusieurs solutions à mettre en œuvre. »
Des perspectives liées au projet de réaménagement de la gare
Mickaël Courseaux relie ces enjeux : « À partir du moment où des entreprises vont s'installer et embaucher, cela ramènera des clients pour les commerces. Après, au niveau des locaux commerciaux, nous n'avons pas la main pour décider qui s'installe. C'est quelque chose qui remonte jusqu'au niveau national, mais on peut faire du lobbying pour tel ou tel type de commerce. » Le projet de réaménagement du quartier de la gare, associé à l'arrivée prochaine du RER métropolitain, pourrait ainsi apporter un dynamisme nouveau au secteur, en créant des synergies entre développement économique, emploi et revitalisation commerciale.



