Richard Tardits présente son programme municipal pour Biarritz, axé sur l'économie du sport
Tardits dévoile son programme municipal pour Biarritz

Richard Tardits lance sa campagne municipale à Biarritz avec un programme sportif

L'ancien adjoint au tourisme de Biarritz, Richard Tardits, a officiellement dévoilé son programme électoral mercredi 4 mars au Colisée de la ville, marquant son entrée en campagne contre la maire sortante Maider Arosteguy. Devant une salle clairsemée, la présentation a débuté avec quarante minutes de retard suite à un incident administratif, le candidat ayant trouvé porte close à son arrivée.

« Comme on n'est pas méchants, on ne va pas imaginer que c'était intentionnel », a plaisanté Richard Tardits en montant sur scène, faisant référence à cet oubli des services municipaux. Sur sa liste figurent deux anciens membres du Rassemblement National : Michel Fournier, dont l'investiture a été retirée, et Franck Perrin, ancienne tête de liste du Front national en 2014.

Une équipe familiale et des engagements à long terme

Le candidat a fait appel à son épouse et sa fille pour compléter son équipe, insistant sur l'importance des douze premiers noms de sa liste. « Ce sont surtout les 12 premiers noms qui s'engagent sur le long terme », confie-t-il, rappelant les difficultés rencontrées en 2014 lors de choix compliqués entre les deux tours.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

« Je ne voulais pas revivre ça », explique Richard Tardits, soulignant sa volonté de stabilité pour son équipe municipale. Pour 2026, il présente un programme qu'il décrit comme « sans projet pharaonique, pragmatique », structuré autour de sept axes principaux.

Les sept piliers du programme municipal

  1. Logement
  2. Culture et patrimoine
  3. Littoral et plages
  4. Jeunesse et écoles
  5. Aguilera
  6. Finances et hôtel du Palais
  7. Mobilités

Malgré son affirmation de ne pas vouloir de « projets pharaoniques », les propositions pour le quartier d'Aguilera sont particulièrement ambitieuses. Richard Tardits exclut tout logement sur la plaine pour y développer un pôle dédié à l'économie du sport.

« Biarritz ne doit pas se reposer que sur le tourisme. Il faut créer une activité toute l'année », affirme le candidat, proposant la construction d'un centre de formation le long du Bendern capable d'accueillir 165 jeunes sportifs et artistes.

Un pôle d'excellence sportive inspiré de l'Insep

L'ancien joueur de NFL, qui a visité l'Insep à Paris qu'il qualifie de « Mecque des olympiens », envisage de développer le rugby, la pelote basque, le tennis, le padel, le surf et toute la performance sportive au sein de l'USB. « L'idée est de s'intégrer au 'grand Insep', qui a besoin de villes pour se déployer », précise-t-il.

Son projet comprend également l'aménagement d'une résidence pour loger une soixantaine de saisonniers, « en complément de ce qui a été fait à Mouriscot », et la transformation de l'USB en centre de performance avec des docteurs, kinésithérapeutes et des salles pour pratiquer l'Hyrox et le Cross training.

Un parc à vagues de 45 millions d'euros

« Cette partie-là fait un peu jaser », concède Richard Tardits en évoquant la construction d'un parc à vagues de deux hectares, estimé à 45 millions d'euros. Pour tous ces projets, il insiste sur le fait que « la Ville est maître de terrains qu'on peut mettre à disposition via des baux emphytéotiques de 30 ou 40 ans à des professionnels qui savent gérer ce type de lieux ».

Au stade Larribau, où évolue le Biarritz Olympique, le candidat veut ajouter 4 000 places assises dans une tribune ouest pour y organiser de l'événementiel et des séminaires. À côté, il prévoit un hôtel de 85 chambres et un parking souterrain, reprenant aussi l'idée d'un bassin nordique de 50 mètres.

Une approche pragmatique du logement social

Richard Tardits rejette l'idée de construire du logement social à Biarritz. « Il y a presque autant de logements que de Biarrots ; il n'est pas nécessaire de construire. Loger les Biarrots et faire du logement social, c'est antinomique », juge-t-il, soulignant la faible marge de manœuvre de la Ville dans leur attribution.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Il rappelle que Biarritz, avec 11% de logements sociaux, reste loin du taux de 25% fixé par la loi SRU. « Il est urgent de constituer un collectif de maires, soutenu par leurs députés et sénateurs, pour proposer à Paris d'appliquer la loi SRU à l'échelle des communautés d'agglomération », propose-t-il.

Mesures complémentaires pour la ville

  • Transformation de la Villa Natacha en musée d'art moderne
  • Rétablissement des grandes expositions d'été
  • Organisation d'un marché de producteurs le week-end dans l'école du Reptou
  • Rénovation de la tribune de l'Hippodrome en salle polyvalente
  • Négociation avec Indigo pour trois heures de stationnement gratuit pour les Biarrots
  • Finalisation du confortement des falaises pour une promenade du cap Saint-Martin à la Cité de l'Océan

Pour la Cité de l'océan, Richard Tardits estime que « le concept tel qu'il est quatre mois dans l'année, et même lorsqu'elle fait le plein, elle n'est pas rentable ». Il veut y redévelopper le thermalisme, un projet qui serait également confié à un privé payant un loyer à la Ville.

Sa solution pour le foncier passe par le renforcement du patrimoine municipal. « Il faut préempter, acheter, afin de décider qui pourra y loger, via des baux emphytéotiques. Cela se pratique beaucoup dans les stations de ski », conclut le candidat.