Sarlat : L'incertitude règne sur la présidence de l'intercommunalité
À Sarlat, l'issue des élections municipales a créé une situation politique complexe pour la présidence de la Communauté de communes du Sarladais. Basile Fanier, qui vient de remporter une victoire significative contre Fabienne Lagoubie, ne s'est pas encore exprimé publiquement sur son intention de briguer ce poste très convoité.
Un scénario électoral bouleversé
En février dernier, Benoît Secrestat, maire PS de Proissans et premier vice-président de l'intercommunalité, avait officiellement annoncé sa candidature. Cette aspiration était soutenue par Fabienne Lagoubie, sa binôme au conseil départemental du canton de Sarlat. Cependant, la sévère défaite de cette dernière face à Basile Fanier a complètement modifié la donne politique locale.
L'ampleur du succès électoral de Basile Fanier rejaillit directement sur l'élection attendue d'ici quatre semaines. Le nouveau maire disposera de quinze élus au sein de l'intercommunalité, tandis que les deux oppositions sarladaises n'auront qu'un siège chacune. Cette configuration donne à Basile Fanier une position de force, d'autant qu'il ne lui manque que quatre voix supplémentaires pour obtenir la majorité absolue au Conseil communautaire, qui compte trente-six élus issus des treize communes membres.
Les calculs politiques en cours
Le vote de Luis Ferreyra, conseiller apparenté La France Insoumise, ne semble pas orienté vers Benoît Secrestat. Dès le soir du dimanche 22 mars, ce dernier a annoncé qu'il ne souhaitait pas participer à des manœuvres politiciennes pour aboutir à un consensus jugé trop mou.
Benoît Secrestat maintient quant à lui sa candidature. Plutôt que de se livrer à des calculs arithmétiques pour compter ses soutiens potentiels, il mise sur les relations humaines qu'il entretient avec les élus, dont un bon nombre est reconduit dans leurs fonctions. Cette approche personnelle pourrait s'avérer déterminante dans un contexte où les rapports de force sont particulièrement serrés.
Des dossiers cruciaux en suspens
L'importance des dossiers traités par la Communauté de communes complique considérablement la situation. Le Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi), la gestion de la piscine, le développement économique, les politiques enfance et jeunesse, le Centre Intercommunal d'Action Sociale (Cias), la voirie et le tourisme représentent autant de chantiers majeurs dont la mise en œuvre pourrait être affectée par l'instabilité politique.
Ces dossiers cruciaux rendent d'autant plus complexe la réalisation des promesses électorales faites lors de la campagne municipale. La future présidence de l'intercommunalité devra donc naviguer entre les exigences techniques de ces projets et les réalités politiques locales.
Note : En cas d'égalité parfaite de dix-huit voix lors du vote, c'est le candidat le plus âgé qui serait élu selon le règlement intérieur. La répartition des trente-six sièges est la suivante : dix-sept sièges pour Sarlat, deux sièges chacun pour Proissans, Saint-André-d'Allas, Vitrac, Marcillac-Saint-Quentin, Sainte-Nathalène, Marquay et Vézac, et un siège pour Beynac-et-Cazenac, La Roque-Gageac, Tamniès, Saint-Vincent-de-Cosse et Saint-Vincent-le-Paluel.



