Une église trop petite pour un dernier adieu émouvant
Ce mardi 10 février, l'église des Matelles, avec sa capacité d'accueil limitée à 120 personnes, s'est révélée bien trop exiguë pour contenir l'affluence venue rendre un dernier hommage à Alain Barbe. Le maire de ce village de 2000 habitants et président de la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup, décédé brutalement mercredi dernier, a suscité une émotion considérable dans tout son secteur et au-delà.
La présence massive des autorités et élus locaux
Malgré une pluie persistante, une foule impressionnante s'est rassemblée, accompagnée d'une délégation d'autorités particulièrement fournie. La nouvelle préfète du département, Chantal Mauchet, était présente, tout comme de nombreux élus portant fièrement leurs écharpes tricolores en bandoulière.
Le conseil municipal des Matelles et les élus de l'intercommunalité arboraient tous ce symbole républicain, créant un hommage d'une solennité et d'une émotion rares. Parmi les personnalités présentes figuraient :
- Le sénateur Jean-Pierre Grand
- Des conseillers régionaux et départementaux
- De nombreux maires, dont Frédéric Lafforgue de Castelnau-le-Lez, Claudine Vassas-Mejri de Castries et Gaëlle Lévêque de Lodève
- Les présidents des chambres consulaires, André Deljarry pour la CCI et Christian Poujol pour la CMA
- Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de la Métropole
Michaël Delafosse a salué avec gravité la mémoire d'un partenaire essentiel sur de nombreux projets, qu'il s'agisse de culture ou de transport, soulignant l'importance de leur collaboration.
Une cérémonie chargée d'émotion devant la mairie
Après la cérémonie religieuse, la foule s'est rassemblée devant la mairie des Matelles pour les prises de parole officielles, dans une atmosphère empreinte d'émotion. C'est devant cet édifice qu'Alain Barbe aura présidé aux destinées de la commune durant vingt-cinq années, un drapeau en berne témoignant du deuil qui frappe la collectivité.
Les conséquences politiques de ce décès brutal
Comme pour la commune des Matelles, dont le conseil municipal se réunira le mercredi 18 février pour élire officiellement un nouveau maire - probablement Christian Amat, premier adjoint qui ne se représente pas aux prochaines élections - les élus de la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup devront également procéder à une élection.
Conformément à la loi qui impose un vote dans les quinze jours suivant un décès, malgré l'approche des élections municipales, cette élection interviendra le mardi 17 février. Jusqu'en mars prochain, les élus devraient accorder leur confiance à Michèle Lernout, première vice-présidente et maire de Saint-Gély-du-Fesc, qui ne se représente pas non plus aux prochaines élections.
Ce décès brutal intervient à un moment crucial de la vie politique locale, mettant en pause la campagne électorale tout en laissant une empreinte indélébile sur le territoire du Pic Saint-Loup. La disparition d'Alain Barbe marque la fin d'une ère pour les Matelles et sa région, laissant derrière lui un héritage politique et humain considérable.



