Un tournant pour l'intercommunalité du Clermontais
Claude Revel, maire de Canet et président actuel de la communauté de communes du Clermontais, a officiellement annoncé qu'il ne briguera pas un nouveau mandat à la tête de cette collectivité intercommunale. Cette décision marque la fin d'une présidence de six années, durant lesquelles il a profondément transformé le fonctionnement et les politiques publiques de l'intercommunalité.
Un bilan marqué par la coopération et la solidarité
Dans une lettre de trois pages adressée aux élus et aux habitants, Claude Revel revient sur les grandes orientations qui ont guidé son action depuis 2020. "Faire de notre intercommunalité une véritable communauté fondée sur la coopération, la solidarité et le respect de chacune de nos communes", telle était sa profession de foi, à laquelle il s'est constamment attaché.
Parmi les réalisations phares de son mandat, l'actuel président cite notamment :
- L'élaboration en 2021 du premier projet de territoire de la collectivité, qui a donné "un cap clair à notre action et structuré nos priorités"
- Une politique volontariste en matière d'attractivité du territoire
- Le développement significatif des services à la population
- La création d'une régie unique et l'harmonisation des tarifs de l'eau
- La valorisation de la filière viticole locale
- La rénovation complète du théâtre du Sillon
- Le développement d'événements culturels réguliers
- L'ouverture d'une Maison du Grand Site à Mourèze
Une gouvernance ouverte et partagée
Claude Revel insiste particulièrement sur la transformation en profondeur qu'a connue l'intercommunalité, tant dans ses politiques publiques que dans son fonctionnement interne. La mise en place d'une gouvernance ouverte et partagée constitue selon lui l'un des héritages les plus importants de son mandat.
"Fier du travail collectif accompli et satisfait de ce bilan", l'élu canétois explique néanmoins avoir pris la décision de ne pas se représenter, sans toutefois préciser les raisons exactes de ce choix. La question se pose désormais de savoir s'il accepterait éventuellement un poste de vice-présidence au sein de la nouvelle équipe dirigeante.
Gérard Bessière en position de force pour la succession
Dans les coulisses du pouvoir intercommunal, un successeur se profile déjà. Gérard Bessière, maire de Clermont-l'Hérault, a clairement fait connaître son intention de briguer la présidence de la communauté de communes du Clermontais.
Cette ambition n'est pas nouvelle : en 2020, à l'issue des élections municipales, Gérard Bessière avait déjà candidaté à cette fonction. À l'époque, c'est Claude Revel qui avait été élu par les conseillers communautaires du Clermontais, conduisant le maire de Clermont à décliner un éventuel poste de vice-président.
Le contexte a cependant évolué. Récemment réélu pour un second mandat à la tête de sa commune, Gérard Bessière affirme désormais : "Je pense que les conditions sont aujourd'hui réunies pour que l'on puisse présenter une candidature plus affirmée, plus convaincante."
Une transition à surveiller de près
La passation de pouvoir à la tête de la communauté de communes du Clermontais s'annonce donc comme un moment clé pour l'avenir de ce territoire. Les six années de présidence de Claude Revel ont profondément marqué l'intercommunalité, instaurant de nouvelles pratiques de gouvernance et lançant des projets structurants.
La candidature de Gérard Bessière, si elle se concrétise, pourrait ouvrir une nouvelle page pour la collectivité. Reste à savoir si le futur président saura maintenir l'élan de coopération et de solidarité instauré par son prédécesseur, tout en imprimant sa propre marque à la tête de cette intercommunalité en pleine mutation.
Les prochaines semaines seront déterminantes pour l'avenir de la communauté de communes du Clermontais, alors que les conseillers communautaires s'apprêtent à choisir leur nouveau président dans un contexte de transition importante pour ce territoire héraultais.



