Bordeaux Métropole : la nouvelle majorité de droite et centre définit ses priorités
Bordeaux Métropole : la nouvelle majorité définit ses priorités

Bordeaux Métropole : la nouvelle majorité de droite et centre se met en ordre de marche

Dès ce lundi 23 mars, les élus communautaires des listes de droite et du centre se sont réunis pour tourner rapidement la page de six années de gouvernance écolo-socialiste à Bordeaux Métropole. Cette réunion avait pour objectif principal d'esquisser les enjeux de la nouvelle mandature et de réaffirmer l'intérêt d'être au service de toutes les communes.

Une majorité confortable pour une nouvelle séquence politique

Forts de s'être imposés dans 15 des 28 communes de Bordeaux Métropole, les anciens conseillers d'opposition, désormais majoritaires, accueillent les nouveaux élus avec optimisme. Christophe Duprat, l'un des porte-parole, souligne que l'assemblée métropolitaine compte désormais 61 sièges acquis à leur cause, contre seulement 38 en 2020. « Avec une majorité nette et confortable, nous abordons cette nouvelle séquence politique avec détermination », affirme-t-il.

Thomas Cazenave, nouveau maire de Bordeaux et candidat naturel à la présidence de la Métropole, était absent de cette première rencontre, ayant consacré la journée à l'action municipale. Il annonce réunir les maires de son camp ce mardi.

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Recentrer la Métropole sur ses missions régaliennes

L'objectif commun de cette nouvelle majorité est clair : recentrer Bordeaux Métropole sur ses missions régaliennes. Christophe Duprat ébauche cette priorité en insistant sur la nécessité de « regarder de près la situation financière tenue » avant d'engager toute action. Cette approche pragmatique contraste avec la gouvernance précédente, perçue comme trop axée sur des projets environnementaux et sociaux.

Fonctionnement partagé plutôt que cogestion

La question de la cogestion avec les groupes d'opposition socialistes et écologistes est au cœur des débats. Stéphane Delpeyrat-Vincent, maire socialiste de Saint-Médard-en-Jalles, rappelle être « toujours favorable » à ce principe, qu'il considère comme « naturel dans une intercommunalité ». Cependant, il s'en remet à la décision du futur président.

Du côté des écologistes, Sylvie Cassou-Schotte, ancienne vice-présidente en charge de l'eau, insiste sur la nécessité absolue de lutter contre le dérèglement climatique. Elle assure que son groupe continuera à être constructif et cherchera des marges communes avec les socialistes.

Mais la nouvelle majorité semble tourner le dos à la cogestion. Christophe Duprat lui préfère le terme de « fonctionnement partagé », expliquant qu'il s'agit de réaffirmer l'intérêt pour la Métropole d'être au service de toutes les communes. Les modalités de gouvernance seront toutefois discutées avec Thomas Cazenave, et le sujet n'était pas à l'ordre du jour de cette première réunion.

Les défis de l'opposition et des élus isolés

Les groupes socialistes et associés (23 à 25 élus) et écologistes (14 élus) devront trouver leur place dans cette nouvelle configuration. Jimmy Bourlieux, seul élu du Rassemblement national et hors de tout groupe (car il faut au moins trois élus pour en constituer un), annonce adopter une attitude de bon sens et être particulièrement vigilant sur le rééquilibrage des crédits vers les communes périphériques de Bordeaux.

Cette première réunion de la majorité marque ainsi le début d'une mandature où les priorités financières et régaliennes prendront le pas sur les projets plus ambitieux des années précédentes, tout en laissant planer des questions sur la collaboration future avec l'opposition.

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